samedi 25 juillet 2009
La Pierre-Jacques en Barétous (par Jean-Marie B)
Bonjour à tous,Suite à la demande de certains d'entre vous je vais vous rendre-compte de mon parcours.J'ai hésité à m'inscrire pour le parcours moyen, car même s'il affiche un dénivellé officiel de 2700m, sur IGN Rando, ce n'est pas la même, 4400M !!!!Malgré tout, je décide de relever le défi.RDV à Aramits à 0700 le samedi matin afin de prendre mes marques. Pas de stress, je me surprend...
Direction le départ, je suis le 3eme à me présenter. Cela me donne l'opportunité d'écouter les échanges des différentes expériences des uns et des autres. Visiblement il y en a qui ne font que ça, la Marmotte, l'EDT...Bref, un coup d'oeil sur leurs vélos et sur leurs cannes affûtées suffit à me convaincre que certains sont là pour la gagne...Perso, je me dis que je suis déjà fier d'être là (bien que n'ayant aucun mérite) et qu'il va falloir relever le gant.
Départ neutralisé d'Aramits à Arette, j'ai déja amorcé mon compteur au départ d'Aramits...Ca part fort, mais bon cela permet de faire tourner les jambes et ainsi de s'échauffer comme il se doit.
Arette, aprés le chant basque en honneur de Pierre Jacques Tillous, Départ on libère les monstres. On roule à 35, 37kmh sur les premiers faux-plats approchant le premier col, le Soudet. Je m'accroche au peloton, en me maintenant au seuil. Dés les premières rampes du col, je décide de relâcher la pression, chacun pour soi dorénavant. Bien sûr je me fais dépasser par des caravanes de cyclistes bariolés, néanmoins cela ne m'atteind pas, concentré sur mon sujet car la course va être longue. D'autant plus que je n'ai jamais roulé sur un tel parcours auparavant, seul la première boucle éffectuée en vélo deux semaines au paravant. Je reste donc prudent.
A mi-pente, le flux s'inverse, je commence à remonter des places. Au détour d'un lacet, je reconnais le "Géant d'Arette", un cyclo, ancienne gloire du cycliste régional il y a quarante ans! Il fait parti de la patrouille cyclo, une petite tape en passant, un mot d'encouragement et de félicitation suite à sa perf à l'ETD 2009. Je le passe et ne le reverrai malheureusement plus.
A la lumière des classements j' apprends qu'il s' est arrêté à la première boucle, et qu'il finit 2éme de sa catégorie. Premier col gravi, premier et dernier arrêt ravito. Remplissage de gourde, enfilage du coupe-vent (il fait frais!). A propos, il serait bon de prévoir des antibrouillards sur les vélos.Descente rapide , je rejoins un petit group e, on reste ensemble et ça relaie plutôt bien. Tardets, Montory à 35 kmh en moyenne. On avale la côte de Montory, à bon rhythme, le groupe explose et seul deux d'entre nous survivent. Je poursuis mon effort avec mon compagnon. J'apprends, qu'il s'arrête au premier parcours (il fait parti du club VTTOBéarn, le détail a son importance...).
Passage en 2h48 à la première boucle, grande satisfaction personnelle, puisque en solo, j'étais passé en 3h10.Malgré une pensée nauséabonde de s'arrêter là, je continue. En avant pour l'Issaux, parcours initialement prévu !Je rallie Arette en attendant le groupe dérrière moi, qui avait explosé dans la côte de Montory. Hasard, ils s'arrêttent tous au ravito avant la côte de Giroune. Conformément à mon plan de marche, plus d'arrêt ravito jusqu'à l'arrivée sauf incident technique. Je continue seul, je me sens bien et apercois un cycliste dans la côte , je décide alors d'essayer de le reprendre avant la descente. Objectif réussi. Malheureusement il est cuit et me sera d'aucune utilité dans l'approche sur Lourdios. C' est pas grave, je suis bien et je gère mon effort, un petit peu en dedans afin de préserver des forces pour le col de Labays qui est particulièrement difficile car toujours trés irrégulier...
J' attaque Labays seul, à la faveur d'un ravito, je dépasse encore une poignée de cyclos. En cours d'ascension, je rattrappe quelques cyclos encore. A noter que personne ne m'a dépasser depuis la mi-pente du Soudet. Cela me gonfle un peu plus le moral.Malheureusement, c' est dans les 4 derniers kilomètres du col que je vais connaitre un petit coup de moins bien, un à un 5 à 6 cyclos me repassent. Je gère tant bien que mal, je me traine à 7/8 kmh alors que la pente est entre 7 et 8%...Certainement le manque d'entrainement sur cette longueur et cette difficulté. Mais bon je bascule au sommet, et reprend les éléments qui m'avaient passer préalablement à la faveur du ravito.
Dans la descente je rattrappe les dossards 281 et 282. On rentrera ensemble à Aramits à plus de 40kmh.Arrivé en 5h29 à mon compteur mais avec départ d'Aramits. Donc vraisemblablement moins au temps officiel.Je suis obligé de quitter les lieux précipitament peu aprés mon arrivée. Je n'ai pas mon classement et mon temps officiel...Pas grave.Hier soir, sur le site de la Pierre Jacques, les classements 2009 sont en ligne (dans la rubrique infos...).
O stupeur, mon nom ainsi que mon dossard ne figurent pas, sur aucun parcours ! Je suis vert ! Première cyclo, un incident ? Un soupçon de tricherie? Un pointage raté? Une erreur informatique ? Bingo ! Aprés avoir contacté l'organisateur, une erreur informatique s'est produite et je ne serai pas le seul lésé dans l'affaire (à priori une dizaine...). Tout devrait alors rentrA 9 dans l'ordre dans les jours prochains avec réception des brevets et correction des temps. Pour info, temps des 281 et 282, 5h22, par conséquent je devrais être crédité du même temps puisqu'arrivés tous trois ensemble...Voilà, désolé pour cette lecture rébarbative mais c'est aussi pour moi une forme de justification, histoire de me dire que je n'ai pas rêvé!A bientôt au sein du club,
Direction le départ, je suis le 3eme à me présenter. Cela me donne l'opportunité d'écouter les échanges des différentes expériences des uns et des autres. Visiblement il y en a qui ne font que ça, la Marmotte, l'EDT...Bref, un coup d'oeil sur leurs vélos et sur leurs cannes affûtées suffit à me convaincre que certains sont là pour la gagne...Perso, je me dis que je suis déjà fier d'être là (bien que n'ayant aucun mérite) et qu'il va falloir relever le gant.
Départ neutralisé d'Aramits à Arette, j'ai déja amorcé mon compteur au départ d'Aramits...Ca part fort, mais bon cela permet de faire tourner les jambes et ainsi de s'échauffer comme il se doit.
Arette, aprés le chant basque en honneur de Pierre Jacques Tillous, Départ on libère les monstres. On roule à 35, 37kmh sur les premiers faux-plats approchant le premier col, le Soudet. Je m'accroche au peloton, en me maintenant au seuil. Dés les premières rampes du col, je décide de relâcher la pression, chacun pour soi dorénavant. Bien sûr je me fais dépasser par des caravanes de cyclistes bariolés, néanmoins cela ne m'atteind pas, concentré sur mon sujet car la course va être longue. D'autant plus que je n'ai jamais roulé sur un tel parcours auparavant, seul la première boucle éffectuée en vélo deux semaines au paravant. Je reste donc prudent.
A mi-pente, le flux s'inverse, je commence à remonter des places. Au détour d'un lacet, je reconnais le "Géant d'Arette", un cyclo, ancienne gloire du cycliste régional il y a quarante ans! Il fait parti de la patrouille cyclo, une petite tape en passant, un mot d'encouragement et de félicitation suite à sa perf à l'ETD 2009. Je le passe et ne le reverrai malheureusement plus.
A la lumière des classements j' apprends qu'il s' est arrêté à la première boucle, et qu'il finit 2éme de sa catégorie. Premier col gravi, premier et dernier arrêt ravito. Remplissage de gourde, enfilage du coupe-vent (il fait frais!). A propos, il serait bon de prévoir des antibrouillards sur les vélos.Descente rapide , je rejoins un petit group e, on reste ensemble et ça relaie plutôt bien. Tardets, Montory à 35 kmh en moyenne. On avale la côte de Montory, à bon rhythme, le groupe explose et seul deux d'entre nous survivent. Je poursuis mon effort avec mon compagnon. J'apprends, qu'il s'arrête au premier parcours (il fait parti du club VTTOBéarn, le détail a son importance...).
Passage en 2h48 à la première boucle, grande satisfaction personnelle, puisque en solo, j'étais passé en 3h10.Malgré une pensée nauséabonde de s'arrêter là, je continue. En avant pour l'Issaux, parcours initialement prévu !Je rallie Arette en attendant le groupe dérrière moi, qui avait explosé dans la côte de Montory. Hasard, ils s'arrêttent tous au ravito avant la côte de Giroune. Conformément à mon plan de marche, plus d'arrêt ravito jusqu'à l'arrivée sauf incident technique. Je continue seul, je me sens bien et apercois un cycliste dans la côte , je décide alors d'essayer de le reprendre avant la descente. Objectif réussi. Malheureusement il est cuit et me sera d'aucune utilité dans l'approche sur Lourdios. C' est pas grave, je suis bien et je gère mon effort, un petit peu en dedans afin de préserver des forces pour le col de Labays qui est particulièrement difficile car toujours trés irrégulier...
J' attaque Labays seul, à la faveur d'un ravito, je dépasse encore une poignée de cyclos. En cours d'ascension, je rattrappe quelques cyclos encore. A noter que personne ne m'a dépasser depuis la mi-pente du Soudet. Cela me gonfle un peu plus le moral.Malheureusement, c' est dans les 4 derniers kilomètres du col que je vais connaitre un petit coup de moins bien, un à un 5 à 6 cyclos me repassent. Je gère tant bien que mal, je me traine à 7/8 kmh alors que la pente est entre 7 et 8%...Certainement le manque d'entrainement sur cette longueur et cette difficulté. Mais bon je bascule au sommet, et reprend les éléments qui m'avaient passer préalablement à la faveur du ravito.
Dans la descente je rattrappe les dossards 281 et 282. On rentrera ensemble à Aramits à plus de 40kmh.Arrivé en 5h29 à mon compteur mais avec départ d'Aramits. Donc vraisemblablement moins au temps officiel.Je suis obligé de quitter les lieux précipitament peu aprés mon arrivée. Je n'ai pas mon classement et mon temps officiel...Pas grave.Hier soir, sur le site de la Pierre Jacques, les classements 2009 sont en ligne (dans la rubrique infos...).
O stupeur, mon nom ainsi que mon dossard ne figurent pas, sur aucun parcours ! Je suis vert ! Première cyclo, un incident ? Un soupçon de tricherie? Un pointage raté? Une erreur informatique ? Bingo ! Aprés avoir contacté l'organisateur, une erreur informatique s'est produite et je ne serai pas le seul lésé dans l'affaire (à priori une dizaine...). Tout devrait alors rentrA 9 dans l'ordre dans les jours prochains avec réception des brevets et correction des temps. Pour info, temps des 281 et 282, 5h22, par conséquent je devrais être crédité du même temps puisqu'arrivés tous trois ensemble...Voilà, désolé pour cette lecture rébarbative mais c'est aussi pour moi une forme de justification, histoire de me dire que je n'ai pas rêvé!A bientôt au sein du club,
vendredi 17 juillet 2009
Comme j'en ai parlé à certains, le 6 septembre ont lieu les routes du Ventoux : un parcours de 101 km et 1900m de dénivellé: départ de Villes-sur-Auzon, ascension par Malaucène, descente par Sault et retour à Villes-sur-Auzon par les gorges de la Nesque. Peut-être l'occasion d'un WE vélo sans femmes et enfants ???
Soulor Aubisque par Olivier B.
Ce mardi, 7h15 sms de Ben "t'as vu le temps, qu'est-ce qu'on fait ?" Effectivement, le ciel est bas, mais la météo ne prévoit pas de pluie. Sur ce coup je soupçonne Ben d'avoir envie de rattraper un peu du sommeil perdu ce WE de mariage... après qqs négociations, M. le Président se décide et nous voila partis vers Nay.
Je m'aperçois que j'ai oublié mes gants, Olive retourne chez lui pour m'en chercher une paire : il me prète ses Bianchi fétiches, je me promets d'éviter les chutes... d'où ma descente très prudente dans l'Aubisque un peu plus tard. Oui, bon, on peut pas abuser ;-) Bref, les gants et le reste enfilés, nous voila partis, direction Ferrière et le pied du Soulor. Un arrêt pipi et une crevaison plus tard, nous sommes au pied du col. Les quelques km avant ont été avalés à un bon rythme avec un autre groupe de 5 qui roule bien. Ferrière, virage à droite, pente à 10%, cette fois on y est: je décide d'imiter Olive et d'en garder pour plus tard en passant tout de suite le 30; toute l'ascension se fera 30*21. Ben lui restera sur son 39*27. Olive et Pascal loin devant, Arnaud derrière, on se fait la montée à deux, la plupart du temps à 10-11 km/h. On trouve d'ailleurs que notre rythme est plutôt bon et que les sensations sont bonnes. Le temps y est sûrement pour quelque chose, un peu humide, mais surtout frais. A 4 km du sommet, un cycliste nous rattrape et reste avec nous, comme je me sens en jambe j'accélère un peu le ryhtme, Ben a du mal a suivre et mon nouveau compagnon aussi.

Je l'entends souffler comme un boeuf. Là je me dit, c'est bon il est cuit. 3km, petit "replat", je repasse le 39 et accélère encore, le boeuf souffle encore un peu plus, mais reste accroché. 2km, nouveau coup de cul à plus de 10%, là je cale et le boeuf me dépose. Je fini l'ascension sagement en 1h01'40", 1'30 plus tard Ben est là.
On retrouve les deux poids plumes au bistrot et on attend Arnaud. Visiblement chacun a fait sa meilleure montée du Soulor. Grosse satisfaction. Arnaud Arrive, boit un coup, le temps d'une photo et nous voila reparti vers l'Aubisque. La descente est très brève et toute l'ascension se fait dans le brouillard. Ben et Pascal sont devant, avec Olive, on fait l'ascension tranquille avec Arnaud. C'est assez rapide et pas très pentu sauf dans les deux derniers km. Cette fois je reste sur le 39.

Olive démarre au km, je m'accroche, mais pas longtemps, un peu plus loin il m'attend, dès que je suis à sa hauteur, je place une mine, enfin disons un pétard mouillé, mais il n'a aucun mal à me reprendre et à me déposer avant le sommet. Le temps d'une tentative de coup de téléphone à Marie (il se fait tard) et d'une photo à la borne et nous attaquons la descente. Brouillard, route humide, lunettes pleines d'eau et de buée, j'ai du mal à distinguer le kway jaune de Pascal 30m devant moi. Le temps d'une halte à Gourette pour téléphoner à Marie (il est déjà midi) et la descente se poursuit. Pour moi, loin derrière tous les autres pour les raisons évoquées plus haut -;) J'ai beau connaître cette route par coeur, je ne suis pas à l'aise sur le vélo et me méfie de la moindre plaque d'humidité et du moindre gravillon. Nouvelle halte à l'entrée de Laruns pour enlever les kway et c'est reparti dans la plaine, de façon un peu désordonnée... moi qui croyait que rouler en groupe c'était prendre des relais... Les choses se calment un peu à Monplaisir et les relais sont plus ordonnés jusqu'à Louvie et son magistral coup de cul.
Je me suis mis en tête d'essayer d'accompagner les poids plumes. Je suis avec eux jusqu'à l'épingle, mais je suis dans le rouge et je me rassois et monte le reste à mon rythme. Olive et Pascal se tirent la bourre loin devant, Ben et Arnaud sont un peu décrochés. Sommet de la côte puis descente, Je rejoins les deux échappés et nous attendons le grupetto. Reste plus qu'à rentrer. Les jambes sont lourdes, mais l'ambiance est à la bonne humeur, chaque entrée de village est l'occasion d'un "sprint bonification", chaque bout de côte est un "classement de la Montagne". L'allure est ainsi un peu irrégulière, mais soutenue quand même. Retour à Nay, tout le monde est content, et moi le premier, de cette bien belle sortie.
vendredi 10 juillet 2009
sortie gardoise
Petite sortie de 60 km ce matin, histoire de ne pas perdre le rythme : parcours valloné (640m de déniv) et beau parcours autour du Mont Bouquet. Petite pensée pour Olive quand j'emprunte la belle (et ventée) descente vers Rochegude, celles que nous avions dévalée la veille du Ventoux. De bonnes sensations pour ce circuit court et nerveux et 27,8 de moyenne. Demain matin, je remets ça. Nous décalons notre départ vers Pau pour cause de journée rouge sur la route et je m'incruste dans la sortie vélo d'un copain avec son beau-père. Mais on ne devrait pas beaucoup rouler à part une petite ascension.
jeudi 9 juillet 2009
Extraterrestre cycliste
J'ai trouvé un truc incroyable : le site de Guillaume Prébois journaliste au Monde et cycliste "amateur" qui en 2007 avait fait toutes les étapes du tour de France 1 jour avant les pros et à l'eau claire : On peut lire ses chroniques de l'époque sur le site.
Hier, il est parti pour un tour du monde à vélo en 80 jours !
Le site : http://www.guillaumeprebois.com
mardi 7 juillet 2009
Sortie au Mont Lozère
Ne voulant pas être en reste, et pour éviter d'être trop lâché dans une semaine dans le Soulor ou l'Aubisque, je me suis fais aussi ma petite sortie montagne. Un peu moins haut que le Tourmalet, mais avec pas mal de bornes et de montée quand même, et surtout des paysages grandioses.
Moi aussi je me suis levé tôt , à 6h ce matin pour éviter la grosse chaleur. Direction Chamborigaud (alt.280m) au nord d'Alès, mon point de départ pour la journée. Je commence à rouler peu avant 8h et il fait frais : il faudrait vraiment que j'investisse dans des jambières et des brassières... bref. Dès le départ c'est parti pour l'ascension de la Croix de Berthel :
20km depuis mon point de départ, 800m de dénivelé et ascension en 3 temps : montée régulière entre 5 et 7% puis un long replat vers Vialas avant que la pente se redresse pour les 6 derniers km qui sont plus pentus, entre 6 et 8%. Le paysage devient sauvage, jolie vue sur la vallée dans le soleil levant, on aperçoit même le mont Ventoux. Je fais la montée tranquille, la plupart du temps sur le 39*25 et sans trop puiser dans mes réserves.
Sommet du col, à peine le temps de faire une photo car le vent est fort et il fait frais (17°) et je repars vers Le Pont de Montvert. Seulement 10km de plat puis de légère descente ou je ne roule pas très vite car je prends le vent pleine face. Le Pont de Montvert, joli petit village encaissé au pied du Mont Lozère, lieu de passage sur le chemin Stevenson. Je croise pas mal de randonneurs avec des ânes. A peine le temps de s'apercevoir que la descente est finie que la montée vers le Mont Lozère s'annonce:
Bilan, une sortie splendide, 106km pour 4h32 de selle à 23,4 de moyenne avec 1650m de dénivelé. J'ai un peu mal aux jambes, mais je me suis régalé. Vivement le Soulor et l'Aubisque avec le GCP la semaine prochaine.
dimanche 5 juillet 2009
La Hubert Arbes 2009 (Par Olivier L)

Ce Dimanche 5 Juillet, nous nous retrouvons donc à 6 membres du GCP pour participer à la Hubert Arbes. C'est pour moi la course phare de la saison, mon objectif est de finir en moins de 4h sur le parcours de la Petita (100 km, 2100m de dénivellé) et de faire un bon chrono sur le Tourmalet.
Le temps n'est pas trés encourageant puisqu'il pleut sur lourdes et que rien ne laisse penser que ça va se lever, c'est donc avec les coupes-vent que nous nous rendons sur la ligne de départ avec Pascal, on se retrouve au milieu du peloton alors que les autres sont plus loins.
- Lourdes-Loucrup : Comme d'habitude les premiers km sont avalés à vive allure, je ne tente rien pour remonter, pas plus que Pascal que j'ai déjà perdu.
- Pied de la côte de Loucrup : Gwen (qui fait cette course en dedans ...) me rattrape pile au pied de la côte, nous allons la monter ensemble à allure modéré, tout se passe bien pour le moment.
- Loucrup - Bagnères : Nous nous retrouvons à deux avec Gwen sur cette partie et comme vous vous en doutez, ça n'effraie pas Gwen qui se lance à la poursuite d'un groupe à 40km/h ... un peu avant Bagnères il finira par se relever pour attendre un groupe qui revient derrière.
- Bagnères - Campan : Nous sommes donc maintenant dans un groupe qui roule bien, Pascal, Alain et une copine de Christelle (future vainqueur catégorie féminine) sont également là.
- Campan - ste-Marie : Le groupe roule vraiment fort et j'ai du mal à tenir les roues, plusieurs gars "sautent" et après avoir rebouché le trou 3-4 fois, je me relève, ça roule trop fort pour moi ! Je laisse donc partir Gwen, Pascal et alain.
- Ste Marie - Gripp : C'est le pied du Tourmalet, je suis completement "cuit", impossible d'avancer !!! tout un tas de gars me doublent et je commence à m'inquiéter pour la suite, je me demande alors quand est-ce que Ben va me revenir dessus.
- Gripp - Lacet du garet : Je suis dans le Tourmalet, j'avance doucement mais ça va un peu mieux, la pente me fait du bien (;-)), pas mal de gars me doublent et je n'en double que trés peu, au niveau de la première cascade j'aperçois Pascal devant qui n'a pas l'air dans un bon jour lui non plus.
- Premier paravalanche : On est rentré dans la partie la plus dure et on aperçoit un troupeau de mouton (au milieu du brouillard), je blague alors avec un gars à côté de moi et c'est là que je me rend compte qu'il est complétement cuit, il a du mal à me répondre ... je me demande alors ce que je fous là ! C'est le Tourmalet, la Hubert Arbes et je me traine à l'arrière !!! J'enlève une et même deux dents et je me ressaisi .... et surprise les jambes sont bonnes ! je commence alors ma remontée
- Deuxième paravalanche : je récupère un groupe dans lequel se trouve Pascal, en le doublant il me dit qu'il est dans le dur, il a tout à gauche et il lui manque des dents ...
- Sortie de la mongie : je rattrape Alain, il me glisse "tiens t'es là, je te croyais devant".
- 1km du sommet : je rattrappe beaucoup de monde, parmi eux, la copine de Christelle mais pas de Gwen à l'horizon ... Heureusement qu'il la fait en dedans !
- Sommet : bonne surprise pour moi, Gwen est là, il m'a attendu au ravito, ça c'est cool, on va pouvoir faire toute la fin ensemble, il a monté le Tourmalet pour sa première en 1h28' (pas mal !!!), mon compteur affiche 1h30' (j'ai réussi à bien inversé la tendance dans la deuxième partie)
- Descente du Tourmalet : la route est sèche, je me régale et je double même des gars (si si !!), je me glisse dans un groupe, on rattrapera Gwen à Luz qui a ralentit pour m'attendre.
- Gorges de Luz : Devinez qui roule en tête du groupe ... Gwen évidemment, il ne va pas quitter la tête du groupe jusqu'à Préchac.
- Préchac : il y a une petite côte ... comme à son habitude Gwen la passe grand plateau et fait exploser le groupe ...
- Préchac-Lourdes : Gwen s'est trouvé un ami, un espagnol qui prend des énormes relais.
- lourdes : à 5km de l'arrivée, au pied du pic du Ger, Gwen accélére dans la dernière côte, je le suis, on arrive à faire le trou mais c'est peine perdue, la longue ligne droite qui mène à l'arrivée nous est fatale, l'espagnol nous engueule ...
Arrivée : Petit sprint pour la forme, on finit en 3h53', objectif rempli et bien belle journée !!!
Merci encore à Gwen qui m'aura aidé tout au long du parcours !
Les résultats :
1. Jérôme Save en 3h02'11" (32,75 km/h)
...
153. Olivier Latté en 3h53'56" à 51'45" (25,75 km/h)
155. Gwénaêl Planteféve mt
...
184. Alain Valès en 4h00'34" à 58'23" (24,94 km/h)
...
197. Pascal Lory en 4h04'43" à 1h02'32" (24,51 km/h)
...
260. Benjamin Lacaze en 4h22'38" à 1h20'27" (22,84 km/h)
...
384. Arnaud Hanry en 5h32'35" à 2h30'24" (18,04 km/h)
..
391.Eric Genvois en 6h37'10" à 3h36'59" (15,10 km/h)
La Hubert Arbes vue de derrière !!
Dimanche matin, réveil à 5h50 pour un rendez-vous avec Alain et Ben à 6h30 afin de passer prendre Gwen.
Le départ de Pau se fait sous la bruine. Le temps s'éclaircit quelque peu au fur et à mesure de notre progression vers Lourdes.
Sur place, nous trouvons assez facilement à nous garer à proximité de la salle des fêtes, lieu du départ. Nous retrouvons alors Olivier et Pascal déjà sur place depuis un petit moment.
Chacun s'affaire à ses préparatifs. Pour ce qui est d'être bien placé au départ, c'est raté pour Alain, Ben, Gwen et moi puisque nous devons être à 70 - 80 bons mètres des premiers !!
Le départ fictif est donné et ça part...vite. Il faut faire attention, les coups de frein sont nombreux et la route archi-mouillée ! A la sortie de Lourdes, nous sommes arrêtés en attendant l'heure du départ réel.
Les fauves sont lâchés ! Ça part tout de suite. Je prends la roue de Gwen, lui-même dans celle de Ben. Je ne sais pas où sont les autres. Lors d'un changement de direction de Ben, un coureur me serre et m'empêche de prendre sa roue. Je ne reverrais plus personne du G.C.P. Bien que roulant à 45-48 km/h, je ne réussirais pas à revenir sur eux. Je calme donc le jeu afin d'arriver frais à Loucrup d'abord, puis au pied du Tourmalet.
Je fais la montée de Loucrup à mon rythme et me fais doubler par pas mal de gars. J'accélère en haut pour reprendre la roue d'un petit groupe avant la deuxième partie de la côte. Dans la descente vers Trébons, je redouble pas mal de cyclos qui descendent sur les freins en raison de la route mouillée.
J'essaie alors de revenir sur un groupe à une 30aine de mètres devant moi, en vain. Je lève donc le pied afin d'attendre un nouveau groupe pour aller sur Ste Marie de Campan. Là, je m'engage direct dans le Tourmalet sans m'arrêter à la fontaine puisque je n'ai encore pratiquement rien bu. Les premiers kilomètres jusqu'à Gripp en pente douce me font mal ! Je ne parviens pas à trouver un braquet qui me convienne, les jambes ne sont pas bonnes. Cela ne laisse rien présager de bon pour la suite...
Arrive alors le 1er "vrai" kilomètre à 9.5%. Et là, surprise ! Je passe le 30 x 23, et j'ai des jambes, je monte à 8,5 - 9km/h. Je vais poursuivre ainsi jusqu'à la sortie de la Mongie, à ma grande surprise. Je m'octroie une rapide pose à moins de 4km du sommet pour manger (ce que je ne sais pas faire en roulant) et boire. Je repars : panneau des 3km, tout va bien. Et soudain...baisse de régime. Fringale ? Fatigue ? Un peu des deux ? En tout cas, c'est 3 km vont me sembler aussi long que tout ce que j'ai déjà monté jusqu'à la Mongie. Le Géant me fait connaitre l'enfer, le dernier km est interminable. Enfin le ravitaillement ! Je m'arrête quelques minutes, le temps de boire un peu de Coca et de manger quelques quartiers d'orange.
Je repars alors pour mon deuxième calvaire de la journée.
Je reprends plusieurs gars dans la descente que j'avale à bon train, malgré la chaussée bien déformée par endroit.
A l'entrée de Luz St Sauveur, crevaison. Alors que j'avais ralenti à plusieurs reprises dans la descente pour proposer mon aide à ceux qui avaient creuvé, là, personne ne me propose quoi que ce soit et tout le monde passe vitesse grand V...
Je répare et repars aussi vite que possible. Les gorges de Luz sont balayées par un énorme vent qui fait très mal aux jambes lorsqu'on est seul. Sur un faux-plat montant, je repasse du 50 au 39. Je ne pourrais plus revenir sur la plaque jusqu'à l'arrivée...
En bas des gorges de Luz, à droite direction Préchac, Lugagnan et Lourdes. Une fille me demande de m'arrêter alors que je vois 2 mecs au loin. Aucun des 2 n'a voulu s'arrêter pour l'aider à réparer sa crevaison !! J'hallucine ! Le premier a mis 3h pour faire les 100 bornes, il y a une bonne heure et demie qu'il est douché et au chaud et 2 cons refusent de s'arrêter !
J'aide donc cette Rochelaise à réparer et nous repartons. Mon dérailleur avant continue de refuser la montée de mon grand plateau et fait un bruit d'enfer à cause du frottement de la chaîne.
Quelques km plus loin, en haut de la côte de Préchac, nous reprenons un des 2 mecs qui a refusé de s'arrêter auparavant et qui refuse également que le médecin de course l'arrête définitivement malgré son état d'épuisement avancé.
Un peu plus loin, on reprend son compère aussi sympa qui par contre, ne va pas se gêner pour nous sucer les roues, jusqu'à un coup de cul avant Lugagnan où je le fais sauter.
Malheureusement pour moi, la galère continue. Nouvelle crevaison ! J'essaie de regonfler en espérant que ce soit une crevaison lente qui me permette de rejoindre l'arrivée, alors à 5km. Rien n'y fait, je dois changer à nouveau de chambre à air.
Re-démontage. Je sors un caillou de ma bande de roulement qui a complètement traversé la carcasse de mon pneu. Et un Pro3 Race mort, un ! A peine 800 km !
Bref, j'ai les boules, je repars pour enfin en terminer derrière un groupe de la 167 km qui roule comme des avions.
Ce n'était pas exactement le déroulement de la journée dont je rêvais mais j'ai passé le Tourmalet !! Au final, la montée en 2h11.
Le diplôme remis à l'arrivée me donne un temps de 5h32 pour une moyenne de 17,64 km/h. Mon compteur, qui a lui tenu compte de mes divers arrêts crevaisons me donne 105 km en 5h15 pour une moyenne de 19,84 km/h.
Le départ de Pau se fait sous la bruine. Le temps s'éclaircit quelque peu au fur et à mesure de notre progression vers Lourdes.
Sur place, nous trouvons assez facilement à nous garer à proximité de la salle des fêtes, lieu du départ. Nous retrouvons alors Olivier et Pascal déjà sur place depuis un petit moment.
Chacun s'affaire à ses préparatifs. Pour ce qui est d'être bien placé au départ, c'est raté pour Alain, Ben, Gwen et moi puisque nous devons être à 70 - 80 bons mètres des premiers !!
Le départ fictif est donné et ça part...vite. Il faut faire attention, les coups de frein sont nombreux et la route archi-mouillée ! A la sortie de Lourdes, nous sommes arrêtés en attendant l'heure du départ réel.
Les fauves sont lâchés ! Ça part tout de suite. Je prends la roue de Gwen, lui-même dans celle de Ben. Je ne sais pas où sont les autres. Lors d'un changement de direction de Ben, un coureur me serre et m'empêche de prendre sa roue. Je ne reverrais plus personne du G.C.P. Bien que roulant à 45-48 km/h, je ne réussirais pas à revenir sur eux. Je calme donc le jeu afin d'arriver frais à Loucrup d'abord, puis au pied du Tourmalet.
Je fais la montée de Loucrup à mon rythme et me fais doubler par pas mal de gars. J'accélère en haut pour reprendre la roue d'un petit groupe avant la deuxième partie de la côte. Dans la descente vers Trébons, je redouble pas mal de cyclos qui descendent sur les freins en raison de la route mouillée.
J'essaie alors de revenir sur un groupe à une 30aine de mètres devant moi, en vain. Je lève donc le pied afin d'attendre un nouveau groupe pour aller sur Ste Marie de Campan. Là, je m'engage direct dans le Tourmalet sans m'arrêter à la fontaine puisque je n'ai encore pratiquement rien bu. Les premiers kilomètres jusqu'à Gripp en pente douce me font mal ! Je ne parviens pas à trouver un braquet qui me convienne, les jambes ne sont pas bonnes. Cela ne laisse rien présager de bon pour la suite...
Arrive alors le 1er "vrai" kilomètre à 9.5%. Et là, surprise ! Je passe le 30 x 23, et j'ai des jambes, je monte à 8,5 - 9km/h. Je vais poursuivre ainsi jusqu'à la sortie de la Mongie, à ma grande surprise. Je m'octroie une rapide pose à moins de 4km du sommet pour manger (ce que je ne sais pas faire en roulant) et boire. Je repars : panneau des 3km, tout va bien. Et soudain...baisse de régime. Fringale ? Fatigue ? Un peu des deux ? En tout cas, c'est 3 km vont me sembler aussi long que tout ce que j'ai déjà monté jusqu'à la Mongie. Le Géant me fait connaitre l'enfer, le dernier km est interminable. Enfin le ravitaillement ! Je m'arrête quelques minutes, le temps de boire un peu de Coca et de manger quelques quartiers d'orange.
Je repars alors pour mon deuxième calvaire de la journée.
Je reprends plusieurs gars dans la descente que j'avale à bon train, malgré la chaussée bien déformée par endroit.
A l'entrée de Luz St Sauveur, crevaison. Alors que j'avais ralenti à plusieurs reprises dans la descente pour proposer mon aide à ceux qui avaient creuvé, là, personne ne me propose quoi que ce soit et tout le monde passe vitesse grand V...
Je répare et repars aussi vite que possible. Les gorges de Luz sont balayées par un énorme vent qui fait très mal aux jambes lorsqu'on est seul. Sur un faux-plat montant, je repasse du 50 au 39. Je ne pourrais plus revenir sur la plaque jusqu'à l'arrivée...
En bas des gorges de Luz, à droite direction Préchac, Lugagnan et Lourdes. Une fille me demande de m'arrêter alors que je vois 2 mecs au loin. Aucun des 2 n'a voulu s'arrêter pour l'aider à réparer sa crevaison !! J'hallucine ! Le premier a mis 3h pour faire les 100 bornes, il y a une bonne heure et demie qu'il est douché et au chaud et 2 cons refusent de s'arrêter !
J'aide donc cette Rochelaise à réparer et nous repartons. Mon dérailleur avant continue de refuser la montée de mon grand plateau et fait un bruit d'enfer à cause du frottement de la chaîne.
Quelques km plus loin, en haut de la côte de Préchac, nous reprenons un des 2 mecs qui a refusé de s'arrêter auparavant et qui refuse également que le médecin de course l'arrête définitivement malgré son état d'épuisement avancé.
Un peu plus loin, on reprend son compère aussi sympa qui par contre, ne va pas se gêner pour nous sucer les roues, jusqu'à un coup de cul avant Lugagnan où je le fais sauter.
Malheureusement pour moi, la galère continue. Nouvelle crevaison ! J'essaie de regonfler en espérant que ce soit une crevaison lente qui me permette de rejoindre l'arrivée, alors à 5km. Rien n'y fait, je dois changer à nouveau de chambre à air.
Re-démontage. Je sors un caillou de ma bande de roulement qui a complètement traversé la carcasse de mon pneu. Et un Pro3 Race mort, un ! A peine 800 km !
Bref, j'ai les boules, je repars pour enfin en terminer derrière un groupe de la 167 km qui roule comme des avions.
Ce n'était pas exactement le déroulement de la journée dont je rêvais mais j'ai passé le Tourmalet !! Au final, la montée en 2h11.
Le diplôme remis à l'arrivée me donne un temps de 5h32 pour une moyenne de 17,64 km/h. Mon compteur, qui a lui tenu compte de mes divers arrêts crevaisons me donne 105 km en 5h15 pour une moyenne de 19,84 km/h.
Hubert Arbes (par BEN)
Dimanche 5 juillet :
Réveil à 5h45 du matin...temps gris, couvert, mélange de pluie et de bruine bref l'idéal pour faire une sortie et un col !
Nous partons à 2 voitures : Arnaud et Alain, Gwen et moi.
Direction Lourdes, pas d'amélioration en vue. Montage des vélos à proximité du départ, on retrouve Olivier et Pascal pour nous remettre nos dossards.
Au moment de se rendre sur la ligne on se rend compte avec Arnaud, Gwen et Alain que tout le monde est déjà en place, on se retrouve alors au fond du fond. Même Olivier et Pascal sont bien mieux placés que nous. Encore un coup du rital…
Départ fictif de donné : je prend la roue du seul pro présent histoire de faire chauffer les jambes et de remonter quelques places. Au moment du départ réel on se retrouve ainsi plus au coeur du paquet.
Départ réel est donné toujours sous la pluie. Je reste dans la roue de mon "poisson pilote" de chez Besson Soja Sun et conseille à Gwen de garder cette roue. Il en sera ainsi pour moi jusqu'au pied de la première côte de Loucrup. Ceci m'aura permis au moins une fois dans la journée de doubler Pascal.... Au pied de la côte, je mets volontairement le cligno à droite pour la passer à mon rythme. Gwen lui s'est pris au jeu et continue sur sa lancée.
Je passe Loucrup "tranquille" comme je l'avais prévu sur le 39x24 sans me faire mal.
Descente périlleuse sous la pluie et je fournis un effort pendant quelques Km afin de prendre un groupe. Objectif, ne pas se retrouver seul entre Montgaillard et St Marie de Campan. Objectif réalisé !
Je vais garder ce groupe jusqu'à Campan ou là, je décide à nouveau de monter à mon rythme sans me soucier des autres car ça a beau déjà monter, on est pas encore au pied du Tourmalet...
St Marie de campan, là on y est. Les premiers Kms jusqu'à Gripp se font bien car des replats permettent de récupérer. Le temps est toujours au brouillard et à la grisaille, pas de visibilité.
On ne voit pas plus loin que 100 mètres devant dans les meilleurs des cas.
A la sortie de Gripp là, on ne récupère plus. Je m'étonne durant les Kms suivant à rester sur mon 39x27 et à me trouver plutôt bien. Ceci ne m'empêche pas pour autant de me faire doubler en permanence...
Alors qu'il reste 8km jusqu’au sommet, je décide de passer sur le 30x21 (erreur je pense). Je garde mon rythme, commence à être un peu moins à l'aise et, je me fais toujours doubler...
Approche de La Mongie, les paravalanches, les plus forts pourcentages et le panneau qui tue : 1 km à 10,5% de moyenne....
Traversée de La Mongie, pas un seul moment de répit. Mentalement je me dis que une fois passé la Mongie, le plus dur est fait. Si sur le papier c'est bien le cas, dans ma tête et mes jambes là c'est le début de la galère.
Les 3 derniers Kms sont un long chemin de croix, se font au mental comme je peux...
J'espère à chaque panneau voir un "petit" 7%, même 7,5% de moyenne, que nenni toujours du 9% !
J'essaie tant bien que mal de me mettre en danseuse de temps en temps mais là, mes amies les crampes viennent me chatouiller les cuisses...
Arrivée au sommet, usé physiquement et moralement en 1h45.
Ravitaillement pendant 10 bonnes minutes : coca, coca et coca...
Je me lance dans la descente toujours dans le brouillard, les premiers lacets se font à l'aveugle...Heureusement le reste se fera sur route sèche et avec le soleil.
Cette descente sera la seule occasion pour moi de reprendre quelques places....
Sortie de Luz St Sauveur : je me retrouve seul avec mes crampes. La descente n'a fait qu'empirer les choses, je me demande comment je vais pouvoir pédaler jusqu'à Lourdes ?
Je reprends 2 compagnons de fortune et roule avec eux. Les cuisses font mal. Le fait d'être le plus "costaud" de nous 3 me réconforte un peu. On se relaye jusqu'au dernier coup de cul de Préchacq.
Là un groupe nous reprend au plus mauvais moment pour moi, juste au pied de la bosse.
Je me fais mal à la gueu... pour rester accroché et garder les roues. Nous nous retrouvons une petite dizaine de coureur pour finir ensembles jusqu'à Lourdes.
Au passage de la ligne la conclusion est : dur, très dur, je me suis vraiment fais mal aux tripes. La luis Ocaña à côté, c’est du gâteau…
2 jours après j'ai l'impression que mes jambes sont passées sous une voiture...
Réveil à 5h45 du matin...temps gris, couvert, mélange de pluie et de bruine bref l'idéal pour faire une sortie et un col !
Nous partons à 2 voitures : Arnaud et Alain, Gwen et moi.
Direction Lourdes, pas d'amélioration en vue. Montage des vélos à proximité du départ, on retrouve Olivier et Pascal pour nous remettre nos dossards.
Au moment de se rendre sur la ligne on se rend compte avec Arnaud, Gwen et Alain que tout le monde est déjà en place, on se retrouve alors au fond du fond. Même Olivier et Pascal sont bien mieux placés que nous. Encore un coup du rital…
Départ fictif de donné : je prend la roue du seul pro présent histoire de faire chauffer les jambes et de remonter quelques places. Au moment du départ réel on se retrouve ainsi plus au coeur du paquet.
Départ réel est donné toujours sous la pluie. Je reste dans la roue de mon "poisson pilote" de chez Besson Soja Sun et conseille à Gwen de garder cette roue. Il en sera ainsi pour moi jusqu'au pied de la première côte de Loucrup. Ceci m'aura permis au moins une fois dans la journée de doubler Pascal.... Au pied de la côte, je mets volontairement le cligno à droite pour la passer à mon rythme. Gwen lui s'est pris au jeu et continue sur sa lancée.
Je passe Loucrup "tranquille" comme je l'avais prévu sur le 39x24 sans me faire mal.
Descente périlleuse sous la pluie et je fournis un effort pendant quelques Km afin de prendre un groupe. Objectif, ne pas se retrouver seul entre Montgaillard et St Marie de Campan. Objectif réalisé !
Je vais garder ce groupe jusqu'à Campan ou là, je décide à nouveau de monter à mon rythme sans me soucier des autres car ça a beau déjà monter, on est pas encore au pied du Tourmalet...
St Marie de campan, là on y est. Les premiers Kms jusqu'à Gripp se font bien car des replats permettent de récupérer. Le temps est toujours au brouillard et à la grisaille, pas de visibilité.
On ne voit pas plus loin que 100 mètres devant dans les meilleurs des cas.
A la sortie de Gripp là, on ne récupère plus. Je m'étonne durant les Kms suivant à rester sur mon 39x27 et à me trouver plutôt bien. Ceci ne m'empêche pas pour autant de me faire doubler en permanence...
Alors qu'il reste 8km jusqu’au sommet, je décide de passer sur le 30x21 (erreur je pense). Je garde mon rythme, commence à être un peu moins à l'aise et, je me fais toujours doubler...
Approche de La Mongie, les paravalanches, les plus forts pourcentages et le panneau qui tue : 1 km à 10,5% de moyenne....
Traversée de La Mongie, pas un seul moment de répit. Mentalement je me dis que une fois passé la Mongie, le plus dur est fait. Si sur le papier c'est bien le cas, dans ma tête et mes jambes là c'est le début de la galère.
Les 3 derniers Kms sont un long chemin de croix, se font au mental comme je peux...
J'espère à chaque panneau voir un "petit" 7%, même 7,5% de moyenne, que nenni toujours du 9% !
J'essaie tant bien que mal de me mettre en danseuse de temps en temps mais là, mes amies les crampes viennent me chatouiller les cuisses...
Arrivée au sommet, usé physiquement et moralement en 1h45.
Ravitaillement pendant 10 bonnes minutes : coca, coca et coca...
Je me lance dans la descente toujours dans le brouillard, les premiers lacets se font à l'aveugle...Heureusement le reste se fera sur route sèche et avec le soleil.
Cette descente sera la seule occasion pour moi de reprendre quelques places....
Sortie de Luz St Sauveur : je me retrouve seul avec mes crampes. La descente n'a fait qu'empirer les choses, je me demande comment je vais pouvoir pédaler jusqu'à Lourdes ?
Je reprends 2 compagnons de fortune et roule avec eux. Les cuisses font mal. Le fait d'être le plus "costaud" de nous 3 me réconforte un peu. On se relaye jusqu'au dernier coup de cul de Préchacq.
Là un groupe nous reprend au plus mauvais moment pour moi, juste au pied de la bosse.
Je me fais mal à la gueu... pour rester accroché et garder les roues. Nous nous retrouvons une petite dizaine de coureur pour finir ensembles jusqu'à Lourdes.
Au passage de la ligne la conclusion est : dur, très dur, je me suis vraiment fais mal aux tripes. La luis Ocaña à côté, c’est du gâteau…
2 jours après j'ai l'impression que mes jambes sont passées sous une voiture...
Hubert Arbes (par Gwen)
Sur la route qui mène de Pau à Lourdes, le temps ne motive pas à une sortie de vélo, encore moins à une montée du Tourmalet !
Arrivés et enfin prêts, Alain, Arnaud, Ben et moi nous engageons à la ligne de départ. Enfin, en queue de peloton…
Le départ fictif donné, Ben surprend un coureur de l’équipe continental « Besson Chaussures-Sojasun » C’est Romain Mathéou.
Ben me dit « viens ! c’est lui qu’il faut suivre ».
Je saute alors sur la roue de Ben.
Et ca ne manque pas ; on remonte une bonne partie des participants. Avant le départ réel, on est presque remonté sur Pascal.
Avant Loucrup, on continue à suivre Romain Mathéou. Mais ca va vite, de plus en plus vite.
Et je me prends au jeu…. et dire que je voulais la faire « rando ».
Me voilà donc lancé, piqué au vif par ces tourneurs de manivelles.
Je monte Loucrup souple, et je me retrouve en compagnie de mon Italien préféré.
Mais après la descente, on se retrouve tous les 2 isolés, comme 2…
J’essaye de faire la jonction sur un groupe devant, mais je me fatigue et je me résous à nous faire rattraper par un autre wagon. Ils nous emmèneront à bon rythme jusqu’à St Marie de Campan.
Dans le début de l’ascension, je remonte régulièrement des participants: je me dis que j’ai un bon rythme. Mais je ne connais pas le Tourmalet, cette part d’inconnu puise un peu sur le mental. A la traversée de la Mongie, je commence à guetter les kms restants. Chaque pancarte est un soulagement de courte durée : le temps de lire le nombre de km restants et le %moyen !! (Mon Dieu Ca m'éneeeeerve!!) Mon moral commence à s’essouffler, et ma moyenne chute de 11 km/h à 10 puis 9 pour finir à 8 sur le dernier km.
Finalement, montée en 1h28. J’suis content pour une première fois !
Le ravitaillement est le bienvenue, et j’attends Olivier qui ne devrait pas tarder.
Dans la descente, pas la peine d’attendre Olivier... Et pourtant, il a du faire un stage ! Car, surprise, seulement 6 coureurs nous séparent en bas du col.
Arrivés et enfin prêts, Alain, Arnaud, Ben et moi nous engageons à la ligne de départ. Enfin, en queue de peloton…
Le départ fictif donné, Ben surprend un coureur de l’équipe continental « Besson Chaussures-Sojasun » C’est Romain Mathéou.
Ben me dit « viens ! c’est lui qu’il faut suivre ».
Je saute alors sur la roue de Ben.
Et ca ne manque pas ; on remonte une bonne partie des participants. Avant le départ réel, on est presque remonté sur Pascal.
Avant Loucrup, on continue à suivre Romain Mathéou. Mais ca va vite, de plus en plus vite.
Et je me prends au jeu…. et dire que je voulais la faire « rando ».
Me voilà donc lancé, piqué au vif par ces tourneurs de manivelles.
Je monte Loucrup souple, et je me retrouve en compagnie de mon Italien préféré.
Mais après la descente, on se retrouve tous les 2 isolés, comme 2…
J’essaye de faire la jonction sur un groupe devant, mais je me fatigue et je me résous à nous faire rattraper par un autre wagon. Ils nous emmèneront à bon rythme jusqu’à St Marie de Campan.
Dans le début de l’ascension, je remonte régulièrement des participants: je me dis que j’ai un bon rythme. Mais je ne connais pas le Tourmalet, cette part d’inconnu puise un peu sur le mental. A la traversée de la Mongie, je commence à guetter les kms restants. Chaque pancarte est un soulagement de courte durée : le temps de lire le nombre de km restants et le %moyen !! (Mon Dieu Ca m'éneeeeerve!!) Mon moral commence à s’essouffler, et ma moyenne chute de 11 km/h à 10 puis 9 pour finir à 8 sur le dernier km.
Finalement, montée en 1h28. J’suis content pour une première fois !
Le ravitaillement est le bienvenue, et j’attends Olivier qui ne devrait pas tarder.
Dans la descente, pas la peine d’attendre Olivier... Et pourtant, il a du faire un stage ! Car, surprise, seulement 6 coureurs nous séparent en bas du col.
Pour le reste, mon 52 dents avait des fourmis (c’est qu’il n’a pas beaucoup servi depuis le départ). Après tout c’était mon objectif initial : montée du col calme, et les derniers kms vers Lourdes comme un gars de la plaine.
Mais Ben avait raison ; en bas du Tourmalet on remonte plus personne (sauf une ou 2 personnes isolées)
On s’est tout de même bien amusé avec un espagnol, un mec de Thèze et quelques autres…une bonne impression de se faire péter les varices.
Olivier a même lancé un contre à l’arrivée de Lourdes, mais en remontant sur lui « j’crois qu’on est encore loin » ; Bref, après une série de rond points, on est arrivé en groupe.
Avec le recul d’une bonne nuit réparatrice, je me dis que c’était bien sympa.
La Hubert Arbes 2009 (167/100 km - Haute Montagne)
Le dimanche 5 Juillet, départ 8h00 à Lourdes.
Bulletin d'inscription ici.
Classement / Résultats de la Petita (100 km)
1. AMBLARD Nicolas 5h12'55
2. TORRES François 5h13'12
3. URIZAR OTAMENDI Patxi 5h13'15
4. BERARD Patrick 5h14'20
5. VALCARCEL JAMONETE Felix 5h14'21
6. OCHOA Enaut 5h16'20
7. GOUDIN J. Marc 5h18'03
8. URIZAR LUIS Mari 5h18'03
9. LABADENS Cédric 5h23'40
10. VIGNE Alain 5h23'58
...
326. CHAIGNEAU Nicolas 8h20'49
Bulletin d'inscription ici.
Fiche Technique | |
---|---|
Inscription | 25€ |
Lieu | Lourdes (65) |
Parcours | 167 / 100 km |
Dénivelé | (Col du Tourmalet, Col du Soulor) |
Album Photo | ici |
Résultats | La Hubert Arbes / La Petita |
Presses | La Depeche |
Classement / Résultats de la Petita (100 km)
1. SAVE Jérôme 3h02'11
2. LOUPY Laurent 3h03'35
3. ABELLA Jean Michel 3h03'35
4. DUBAU Thierry 3h03'38
5. MARMOUGET Claude 3h07'01
6. VERDONCKT Benjamin 3h07'02
7. HAUMIER Gabriel 3h07'03
8. CUQ Jérôme 3h07'27
9. DEPIERREFINE Florent 3h08'12
10. MONDON Thomas 3h08'12
...
153. LATTE Olivier 3h53'56
...
155. PLANTEFEVE Gwenael 3h53'59
...
184. VALES Alain 4h00'34
...
197. LORY Pascal 4h04'43
...
260. LACAZE Benjamin 4h22'38
...
384. HANRY Arnaud 5h32'35
...
391. GENEVOIS Éric 6h37'10
Classement / Résultats 2009 Hubert Arbes (167 km)
1. AMBLARD Nicolas 5h12'55
2. TORRES François 5h13'12
3. URIZAR OTAMENDI Patxi 5h13'15
4. BERARD Patrick 5h14'20
5. VALCARCEL JAMONETE Felix 5h14'21
6. OCHOA Enaut 5h16'20
7. GOUDIN J. Marc 5h18'03
8. URIZAR LUIS Mari 5h18'03
9. LABADENS Cédric 5h23'40
10. VIGNE Alain 5h23'58
...
326. CHAIGNEAU Nicolas 8h20'49
vendredi 3 juillet 2009
Sortie en plein cagnard
Parce qu'il fallait bien que j'aille rouler cette semaine et que c'était le seul moment dispo avant ce WE où nous sommes chez des copains, je suis parti rouler en plein cagnar de 14h30 à 17h00.... Départ, le compteur indique 34°, il va monter jusqu'à 37°, je suis chargé de 2l d'eau qui se sont révélés tout juste suffisant. Comment décrire en quelques mots cette sortie ? galère, pas de jambes, bouffées de chaleur, goudron qui fond pendant 66km. Comme je ne suis pas tout à fait inconscient, j'ai choisi un parcours sans grosses côtes, mais vallonné quand même et une honnête moyenne de 27,9. Par contre je n'étais pas fâché de retrouver l'ombre et la fraicheur (relative) de la maison. Le plus surprenant est que en roulant on n'a pas l'impression de transpirer avec l'air, par contre dès que je me suis arrêté et déshabillé... les chutes du Niagara. Pfiou, faut être motivé quand même ! Et respect pour le peloton qui va connaître ça pendant 3 semaines : chargé ou pas, il faut le faire de rouler par cette chaleur.
jeudi 2 juillet 2009
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