vendredi 15 mai 2009

Elles sont arrivées: les tenues 2009 (Enfin !)

Les tenues de la saison 2009 sont arrivées !
Encore mieux en vrai que sur la maquette, tout le team sera ravi de porter la tenue du club aussi bien pendant les entrainements qu’à chaque épreuve cycliste.

Prochain objectif : réunir 100% des licenciés de la région Paloise pour la photo de Presse devant nos sponsors BCBG Presse et Restaurant El Mamounia.

Quelques photos en avant première!


mercredi 13 mai 2009

Sortie d'entrainement pour moi ce matin. Après la cyclo de dimanche je ne voulais pas trop grimper.: 65 km sur un terrain valloné mais sans vraiment de dénivelé à 27.3 de moyenne. De bonnes sensations mais le vent qui fait des siennes : pas du tout à l'aller et du vent de face dans la dernière demi heure, j'étais vert. Par contre temps idéal pour pédaler : couvert, doux, juste 2 ou 3 gouttes à un moment. Inconvénient pour moi: l'humidité ambiante qui rend mon genou droit plus sensible... et oui c'est l'âge !

Olivier

P.S. ça serait sympa que vous fassiez un petit topo après vos sorties d'entrainement. Du coup, je me sens moins seul.

dimanche 10 mai 2009

La Route des Helviens 2009


Salut à tous,
De retour de la cyclo la route des Helviens à Barjac (Gard). 103km, un parcours valloné (environ 800m de dénivelé) avec une grosse difficulté : l'ascension du Mont Bouquet qui déroule ses 5 km à 11% de moyenne avec des passages à 20% (c'est écrit sur la route à la peinture avec la mention "ici commence l'enfer"... bonjour l'ambiance. Heureusement que le temps est couvert, on ne souffrira pas de la chaleur.

Bilan mitigé: je fini 170e sur 220 mais à une bonne moyenne pour moi de 28.4 ( ma meilleure de toute la saison) pour 3h40 de selle. Pourquoi mitigé me direz vous ? Simplement que sur cette cyclo, le niveau général m'a semblé beaucoup plus relevé que la Roger Pingeon en Avril. Peut-être que les 20% du mont Bouquet avait effrayé les cyclistes du dimanche comme moi. (Le vainqueur a fait presque 39 de moyenne !)

Toujours est il que sur la ligne de départ je me trouve noyé dans une forêt de jambes épilées et de poids plumes portant des bandanas, des tatouages et des boucles d'oreille, campés sur des vélos carbone dernier cri... j'ai l'impression de n'être entouré que de types qui font 10 000 km par an.

Le départ ne fait pas mentir mes impressions, il est donné en montée (3km d'ascension facile) et ça part comme des dingues, je monte à 25 et je me fais doubler de tous les cotés et me retrouve après 300m de course dans les 10 derniers... Sommet de la côte, je fais la descente à bloc avec 3 autres types et on rentre sur un groupe de 10 coureurs. On longe une vallée, belle route, groupe en file indienne à 45 à l'heure. Je m'inquiète un peu pour la suite...

La côte suivante (environ 5 km) je ne peux pas suivre le rythme, je remets le 39 alors que ceux qui m'accompagnent restent sur la galette. Je me fais une montée tranquille, mais je me surprend à hausser le rythme et monte sur le 39*19 à presque 20 km/h. Au sommet, je reprends 2 types (dont un avec qui je roulerais jusqu'à l'arrivée) qui se sont fait lacher du groupe, on fait la descente ensemble, notre groupe s'aggrandit dans la portion plane suivante avalée à un bon rythme en se relayant régulièrement. La moyenne depuis le départ est de 32 km/h. je n'ose même pas imaginer à combien roulent les premiers.

Se présente la côte de Verfeuil, environ 6km de montée pas trop pentue, avec mon compagnon de tout à l'heure, nous faussons compagnie au reste du groupe et montons à un bon ryhtme, entre 20 et 22 sur le 39*19. On discute un peu aussi, il en est déjà à 3000 km depuis janvier, j'ose à peine avouer mes piteux 1000 km.

On retrouve une belle route large en léger faux plat descendant, sur 10km environ, on roule à un bon rythme (entre 40 et 50) et on reprend quelques concurrents. Arrivée à Brouzet-les-Alès, un virage à gauche et paf c'est parti pour le mont Bouquet. Tout à gauche, je me laisse distancer par mes compagnons de route pour prendre mon ryhtme.

La route est raide dans le début (environ 8-9 %) mais je me sens en jambe, je descend deux pignons et je remonte sur la tête de mon groupe. Je me fais la reflexion que le mont Ventoux m'a fait du bien, je me sens en jambe. Premiere rampe à 20%, pfiou, le rythme s'effondre, 6km/h mais ça va , la pente s'adoucit (légèrement) et s'est reparti dans du 10-20% sur les 2 derniers km, je lache mes compagnons et me retrouve seul, je tire la langue devant le photographe, mais ce n'est pas que du cinoche, c'est vraiment très dur. Sommet, quelques gouttes viennent humecter la route de la descente qui est déjà pentue, gravilloneuse et avec des virages serrés. Je me la fait à la Olive. En bas, regroupement à 5 et grosse partie de manivelle jusqu'à l'arrivée, je coince un peu dans les 5 derniers km et sur la ligne qui est en montée.

Une fois encore je me suis régalé, c'est vraiment chouette les cyclo : rouler en groupe, se dépasser, vivement la prochaine.

@+

Olivier

samedi 2 mai 2009

Le Mont Ventoux (vu par Olivier B.)




Dimanche 2 mai, départ de Servas en voiture avec un vent à décorner les boeufs mais un grand beau temps. Voyage bien long : bouchon à Uzès, marché oblige, arrêt à Sport 2000 car Gwen a oublié ses bidons (c'te buse !), recherche d'une pompe à essence pour Pascal qui a oublié de faire le plein... bref on n'arrive sur place qu'à midi, le ventre vide, la faim nous tenaille mais on ne craque pas devant le Macdo de Carpentras.

Préparation sur place par une beau soleil et oh miracle, le vent est tombé : on doit être à l'abri du massif du Ventoux. On s'enfile quelques dizaines de tranches de pain d'épice, quake aux fruits, figolu... et c'est parti: Olive et Pascal du coté Bédoin, Ben, Gwen et moi par Sault.

Les gorges de la Nesque sont magnifiques, mais cela fait presque 30km jusqu'à Sault. On forme un petit groupe avec 3 anciens et on roule de concert à un bon rythme, je dois être sur le 39x19 et j'ai de bonnes jambes et je me sens bien, mes deux compères ont l'air d'être aussi en forme. Peu avant le sommet de la route des gorges, on croit halluciner en doublant un vttiste qui trimbale son chihuahua dans un sac à dos ! La descente est avalée rapidement et on se retrouve sur une portion de plat avec vent de face... là, j'ai l'impression que les jambes ne sont plus aussi bonne, d'autant que depuis le départ on a l'impression de s'éloigner du Ventoux. Donc, je la fais à l'Italienne, dans les roues et pas un relais.
Arrivée à Sault : là on y est, après une courte descente, on est au pied du géant de Provence, et là ... plus de jambes, j'ai l'impression de ne plus avancer, pourtant la pente n'est pas franchement dure. Je m'accroche dans la roue de Ben, 39x21, 39x23, 39x25, tiens ya plus rien à droite... après 4,5 km je suis déjà sur le 30 et Ben et Gwen me lachent. Je me demande comment je vais arriver en haut et j'envisage déjà de m'arrêter au chalet Reynard... Je reprends Gwen qui en fait c'était arrêté pour faire des photos. Le moral remonte quand on aborde la partie moins dure, je repasse sur le 39 et on se retrouve ensembles juste avant le chalet Reynard. Mais ça ne va pas durer longtemps.

On voit le sommet, il parait tellement loin ! Dès le 1er mètre, je mets tout à gauche, Ben et Gwen me lâchent de nouveau mais je m'accroche, Ces 6 km sont terribles, on a l'impression que le sommet est toujours aussi loin et plus on avance plus la pente est dure. Je n'ai pas trop le temps d'admirer le paysage qui est pourtant magnifique depuis cet univers minéral. Gwen a l'air drôlement en cannes, il n'arrête pas de faire l'élastique entre Ben et moi, on croirait Bjarne Riss dans la montée de l'Alpe. Quant à moi je reste concentré sur mon vélo, j'essaie de ne pas faire trop de zig zag mais à 6 à l'heure c'est pas évident de rouler droit ! Je continue à m'accrocher virage après virage, avec une angoisse: coincer, ne pas avoir le temps de retirer mes cales-pieds et m'étaler sur la route comme une grosse bille. Arrivé au col des tempêtes, je fais une tentative pour retirer mes cales-pieds, ouf, ça marche. Je reprends mon souffle 2 secondes et c'est reparti pour le dernier lacet. Dernier virage, grisé par l'arrivée je remets 2 dents et... je manque de caler juste avant le sommet. Enfin l'arrivée, je ressens une sorte de plénitude et de grande fierté de l'avoir fait. On ne reste pas longtemps au sommet, il fait beaucoup plus frais qu'en bas, le temps de faire qqs photos et d'enfiler le Kway et c'est reparti.

La descente est géniale, belle route, beaux virages, on atteint facilement 70. Mon compteur commence à faire des siennes et annonce des vitesses farfelues (116, 98, 132...) On retrouve Olive et et Pascal au chalet et c'est reparti pour une descente aussi merveilleuse. Retour à Villes, on se tire un peu la bourre, tous très fiers de notre journée. Pour ma part, c'est ma plus belle sortie de vélo, et je crois être accroc à cette montagne. Je n'attend que d'y retourner, mais cette fois en partant de Bédoin : avec un peu plus de km dans les jambes et en attaquant la montée direct, ça devrait pouvoir le faire.

Le Mont Ventoux (vu par Olive)

Comme l'ont déjà écrit Ben et Bouba, nous nous sommes donc retrouvés en ce 2 Mai pour monter le Ventoux. Malgré des tentatives répétées pour recruter le plus grand nombre pour l'ascension par Bédoin, nous n'étions que Pascal et moi-même au départ. Ben, Bouba et Gwen (le plus indécis) préférant en ce début de saison faire l'ascension par Sault.

Nous démarrons donc vers 12h de Villes sur Auzon en direction de Bédoin, première surprise c'est par une côte de 5km que nous commençons, heureusement dans de faibles pourcentages (3-4%), ensuite une courte descente nous amène dans Bédoin (très joli village).La montée démarre alors, les 6 premiers km sont plutôt faciles avec des pentes entre 4% et 6%, nous roulons tranquillement sur le 42*21, les jambes sont bonnes, il y a un peu de vent mais rien d'inquiétant.

Arrivés au virage de Saint Estève, la montée démarre vraiment, un panneau nous indique d'ailleurs : sommet 15 km, prochain km à 9,5%, ce sera l'unique panneau avant le chalet Reynard. Connaissant par coeur la montée pour l'avoir étudié et re-étudié, je sais que nous avons 9km à 9,5% à faire avant que la pente ne s'adoucisse. Cette partie, la plus dure, est en fait plutôt agréable avec un paysage typique de la région et des arbres tout le long. Nous montons prudemment avec Pascal sur le 30*21 pour moi à 9-10 km/h, de temps en temps des points de vues nous permettent d'apercevoir le sommet et de mesurer la distance. La pente est plutôt régulière et malgré quelques passages à 12-13%, nous arrivons au Chalet Reynard sans trop de mal. Dans cette partie nous n'aurons vu aucun cycliste monter si ce n'est un vtt-tiste à pied.

Par contre à partir du Chalet, nous rejoignons un paquet de cyclistes qui arrivent de Sault. La pente est alors beaucoup moins dure avec du 7% sur 4km, motivé et en jambe j'accélère donc dans cette partie, Pascal un temps légèrement distancé revient à ma hauteur. Puis, rassuré et content d'être arrivé là, je réaccélére sur les 2 derniers km plus raide (9%) pour terminer l'ascension en moins de 2h, Pascal trop prudent ne prend pas ma roue, finalement nous terminons cette ascension en 1h53'03" (11,15 km/h de moyenne) pour moi et à peine plus pour Pascal qui rallongera d'ailleurs l'ascension en se trompant de route sur la fin (!).

Le temps de prendre une photo en haut et nous redescendons au chalet Reynard, nous croisons Ben, Bouba et Gwen dans la descente, avant qu'ils nous rejoignent pour finir la descente (enfin eux devant à 80 à l'heure et moi à 45)







Finalement, le Ventoux est une montée très agréable contrairement à ce qu'on pourrait penser, et elle restera comme l'une de mes préférées.

Le Mont Ventoux (vu par Ben)

Ce week-end rallongé du 1er Mai est l’occasion pour le GCP de se rendre dans le Gard sur les terres de Bouba. L’objectif est clair : profiter du week-end et de la proximité géographique pour tenter la montée du Ventoux.

Le vendredi 1er Mai en matinée, nous décidons de faire une sortie de décrassage avec Bouba, Pascal, Gwen, Olivier et moi. 47 km dans les environs d’Ales sous le soleil, sous le vent et avec des superbes paysages. Au retour de cette sortie, des sensations mitigées pour ma part, mouai, bof, ça promet pour demain…Le soir c’est pâtes et au lit de bonne heure pour être opérationnel le lendemain, pour le grand jour.

Samedi 2 Mai : le soleil est là mais…le vent aussi. Nous savons que la montée par Malaucène est toujours fermée pour cause de neige et nous craignons de ne pouvoir monter à cause du vent.Nous partons vers 9h30 du gîte pour 2 heures de voiture en direction de « Villes sur Auzon ».

A partir de ce point de départ, 2 équipes se sont faites :- Les moins de 60 kilos alias les grimpeurs nés, Pascal et Olivier qui ne veulent monter que par le côté Bédoin, le plus dur.- Les plus de 70 kilos alias les grimpeurs avortés….Bouba, Gwen et moi qui allons escalader le Ventoux par le côté Sault, plus long mais plus doux.A noter que ces 2 routes se rejoignent au Chalet Reynard pour 6 kilomètres finaux d’ascension commune.

Nous démarrons vers midi notre périple. Avant d’arriver à Sault, départ de la montée du Ventoux, nous avons une 20aine de kilomètres à faire. 20 km de montée douce et régulière au cœur d’une vallée superbe, celle des gorges de la Nesque. Nous trouvons d’autres cyclos qui reviennent du Ventoux et qui sont encore, très en canne !

Arrivés à Sault, ça y est, y’a plus qu’à, fini la rigolade, c’est parti… Les premiers kilomètres sont « étranges », pas l’impression de monter un col comme chez nous mais plutôt de se trouver au fond d’une large vallée mais, faut quand même monter les dents derrière…On grimpe ensuite au cœur de forêts de pins avec toujours une pente régulière, longue mais qui ne casse pas les pattes. J’alterne entre le 39X19, 39X21 et 39X24. Bouba montre quelques signes de faiblesse, Gwen lui aussi ne semble pas au mieux moralement et moi, je suis « à l’aise », j’ai mon rythme dans ce début de montée. Heureusement que le cadre est agréable, que c’est le Ventoux, qu’on est en groupe car ici, pas un panneau, pas un troquet, rien…Nous montons juste séparés par quelques mètres tous les 3 ces 20 premiers Km. Un replat s’offre à nous et à la sortie d’un virage WOUUAAAA surprise :

- point positif, on est au chalet Reynard, il ne reste « plus » que 6 km.

- Point nettement moins positif, d’ici le sommet donne l’impression de se trouver en haut d’un mur très raide…

Dès le chalet passé, un panneau indique 7,1% sur le kilomètre suivant. Durant quelques mètres encore, Gwen et moi restons sur le 39, ça ne durera pas longtemps….Une fois le 30 passé, tout se joue au moral car là, la pente s’est bien accentuée, plus de répits, plus de panneau. Le moindre mètre proposant un pourcentage plus faible est agréable mais..trop court.Gwen est dopé par l’altitude et le plaisir d’être là, Bouba qui pensait s’arrêter au Chalet poursuit son effort et moi, je regarde ma roue avant, les mètres de bitume devant moi et, cette antenne en face…

Ces 6 derniers Km vont paraître très longs, très pentus mais nous arrivons avec quelques minutes d’écart au sommet du Ventoux après un peu plus de 2 heures d’ascension depuis Sault (2h05, 2h08 et 2h11).

Oliver et Pascal qui sont montés par Bédoin, nous ont croisé alors qu’ils descendaient entre le sommet et le Chalet, ils vont nous y attendre pour une descente collective.A les écouter, pour eux, c’est la partie jusqu’au Chalet Reynard qui est la plus dure. Ceci nous réconforte d’être passés par le versant de Sault…

On se retrouve donc tous au Chalet Reynard pour attaquer le retour par Bédoin. Olivier osera l’exploit de froler les 60 km/h dans la descente, si si….

Au final, sortie de 87 km, de 4 h de selle, de plus de 1700 mètres de dénivelés et un sacré plaisir de l’avoir fait.Maintenant à l’assaut de nos chers cols Pyrénéens…

Le Mont Ventoux (l'album photo)

Toutes les photos de la montée du Mont Ventoux http://picasaweb.google.com/gcpyreneen/MontVentoux

L'Equipe.fr Actu Cyclisme