vendredi 17 juillet 2009

Comme j'en ai parlé à certains, le 6 septembre ont lieu les routes du Ventoux : un parcours de 101 km et 1900m de dénivellé: départ de Villes-sur-Auzon, ascension par Malaucène, descente par Sault et retour à Villes-sur-Auzon par les gorges de la Nesque. Peut-être l'occasion d'un WE vélo sans femmes et enfants ???

Soulor Aubisque par Olivier B.

Ce mardi, 7h15 sms de Ben "t'as vu le temps, qu'est-ce qu'on fait ?" Effectivement, le ciel est bas, mais la météo ne prévoit pas de pluie. Sur ce coup je soupçonne Ben d'avoir envie de rattraper un peu du sommeil perdu ce WE de mariage... après qqs négociations, M. le Président se décide et nous voila partis vers Nay.
Je m'aperçois que j'ai oublié mes gants, Olive retourne chez lui pour m'en chercher une paire : il me prète ses Bianchi fétiches, je me promets d'éviter les chutes... d'où ma descente très prudente dans l'Aubisque un peu plus tard. Oui, bon, on peut pas abuser ;-) Bref, les gants et le reste enfilés, nous voila partis, direction Ferrière et le pied du Soulor. Un arrêt pipi et une crevaison plus tard, nous sommes au pied du col. Les quelques km avant ont été avalés à un bon rythme avec un autre groupe de 5 qui roule bien. Ferrière, virage à droite, pente à 10%, cette fois on y est: je décide d'imiter Olive et d'en garder pour plus tard en passant tout de suite le 30; toute l'ascension se fera 30*21. Ben lui restera sur son 39*27. Olive et Pascal loin devant, Arnaud derrière, on se fait la montée à deux, la plupart du temps à 10-11 km/h. On trouve d'ailleurs que notre rythme est plutôt bon et que les sensations sont bonnes. Le temps y est sûrement pour quelque chose, un peu humide, mais surtout frais. A 4 km du sommet, un cycliste nous rattrape et reste avec nous, comme je me sens en jambe j'accélère un peu le ryhtme, Ben a du mal a suivre et mon nouveau compagnon aussi.
Je l'entends souffler comme un boeuf. Là je me dit, c'est bon il est cuit. 3km, petit "replat", je repasse le 39 et accélère encore, le boeuf souffle encore un peu plus, mais reste accroché. 2km, nouveau coup de cul à plus de 10%, là je cale et le boeuf me dépose. Je fini l'ascension sagement en 1h01'40", 1'30 plus tard Ben est là.

On retrouve les deux poids plumes au bistrot et on attend Arnaud. Visiblement chacun a fait sa meilleure montée du Soulor. Grosse satisfaction. Arnaud Arrive, boit un coup, le temps d'une photo et nous voila reparti vers l'Aubisque. La descente est très brève et toute l'ascension se fait dans le brouillard. Ben et Pascal sont devant, avec Olive, on fait l'ascension tranquille avec Arnaud. C'est assez rapide et pas très pentu sauf dans les deux derniers km. Cette fois je reste sur le 39.
Olive démarre au km, je m'accroche, mais pas longtemps, un peu plus loin il m'attend, dès que je suis à sa hauteur, je place une mine, enfin disons un pétard mouillé, mais il n'a aucun mal à me reprendre et à me déposer avant le sommet. Le temps d'une tentative de coup de téléphone à Marie (il se fait tard) et d'une photo à la borne et nous attaquons la descente. Brouillard, route humide, lunettes pleines d'eau et de buée, j'ai du mal à distinguer le kway jaune de Pascal 30m devant moi. Le temps d'une halte à Gourette pour téléphoner à Marie (il est déjà midi) et la descente se poursuit. Pour moi, loin derrière tous les autres pour les raisons évoquées plus haut -;) J'ai beau connaître cette route par coeur, je ne suis pas à l'aise sur le vélo et me méfie de la moindre plaque d'humidité et du moindre gravillon. Nouvelle halte à l'entrée de Laruns pour enlever les kway et c'est reparti dans la plaine, de façon un peu désordonnée... moi qui croyait que rouler en groupe c'était prendre des relais... Les choses se calment un peu à Monplaisir et les relais sont plus ordonnés jusqu'à Louvie et son magistral coup de cul.
Je me suis mis en tête d'essayer d'accompagner les poids plumes. Je suis avec eux jusqu'à l'épingle, mais je suis dans le rouge et je me rassois et monte le reste à mon rythme. Olive et Pascal se tirent la bourre loin devant, Ben et Arnaud sont un peu décrochés. Sommet de la côte puis descente, Je rejoins les deux échappés et nous attendons le grupetto. Reste plus qu'à rentrer. Les jambes sont lourdes, mais l'ambiance est à la bonne humeur, chaque entrée de village est l'occasion d'un "sprint bonification", chaque bout de côte est un "classement de la Montagne". L'allure est ainsi un peu irrégulière, mais soutenue quand même. Retour à Nay, tout le monde est content, et moi le premier, de cette bien belle sortie.

vendredi 10 juillet 2009

sortie gardoise

Petite sortie de 60 km ce matin, histoire de ne pas perdre le rythme : parcours valloné (640m de déniv) et beau parcours autour du Mont Bouquet. Petite pensée pour Olive quand j'emprunte la belle (et ventée) descente vers Rochegude, celles que nous avions dévalée la veille du Ventoux. De bonnes sensations pour ce circuit court et nerveux et 27,8 de moyenne. Demain matin, je remets ça. Nous décalons notre départ vers Pau pour cause de journée rouge sur la route et je m'incruste dans la sortie vélo d'un copain avec son beau-père. Mais on ne devrait pas beaucoup rouler à part une petite ascension.

jeudi 9 juillet 2009

Extraterrestre cycliste

J'ai trouvé un truc incroyable : le site de Guillaume Prébois journaliste au Monde et cycliste "amateur" qui en 2007 avait fait toutes les étapes du tour de France 1 jour avant les pros et à l'eau claire : On peut lire ses chroniques de l'époque sur le site.
Hier, il est parti pour un tour du monde à vélo en 80 jours !

mardi 7 juillet 2009

Sortie au Mont Lozère

Ne voulant pas être en reste, et pour éviter d'être trop lâché dans une semaine dans le Soulor ou l'Aubisque, je me suis fais aussi ma petite sortie montagne. Un peu moins haut que le Tourmalet, mais avec pas mal de bornes et de montée quand même, et surtout des paysages grandioses.

Moi aussi je me suis levé tôt , à 6h ce matin pour éviter la grosse chaleur. Direction Chamborigaud (alt.280m) au nord d'Alès, mon point de départ pour la journée. Je commence à rouler peu avant 8h et il fait frais : il faudrait vraiment que j'investisse dans des jambières et des brassières... bref. Dès le départ c'est parti pour l'ascension de la Croix de Berthel :
20km depuis mon point de départ, 800m de dénivelé et ascension en 3 temps : montée régulière entre 5 et 7% puis un long replat vers Vialas avant que la pente se redresse pour les 6 derniers km qui sont plus pentus, entre 6 et 8%. Le paysage devient sauvage, jolie vue sur la vallée dans le soleil levant, on aperçoit même le mont Ventoux. Je fais la montée tranquille, la plupart du temps sur le 39*25 et sans trop puiser dans mes réserves.

Sommet du col, à peine le temps de faire une photo car le vent est fort et il fait frais (17°) et je repars vers Le Pont de Montvert. Seulement 10km de plat puis de légère descente ou je ne roule pas très vite car je prends le vent pleine face. Le Pont de Montvert, joli petit village encaissé au pied du Mont Lozère, lieu de passage sur le chemin Stevenson. Je croise pas mal de randonneurs avec des ânes. A peine le temps de s'apercevoir que la descente est finie que la montée vers le Mont Lozère s'annonce:
11,5km pour 670m de montée et une pente moyenne de presque 6%. le soleil commence à réchauffer l'atmosphère, à peine. La montée est très belle, j'en profite pour faire quelques photos. Ca me fait drole d'être là où nous étions passé l'an dernier avec Margaux sur le chemin Stevenson, mais à vélo, ça va quand même plus vite. Là encore je fais la montée tranquille, sachant qu'une fois au sommet il reste encore 60km à faire. La montée est régulière, d'abord à 5-6% puis un passage un peu plus pentu après Finiels (6-8%) mais le haut est plus tranquille et ressemble plus à un long faux plat. Sommet, je fais une petite pause, j'appelle Margaux puis notre Président pour le narguer un peu. Mais je ne m'éternise pas car il y a beaucoup de vent et la température ne dépasse pas 14°. Un peu frisquet pour un mois de juillet, mais c'est vrai qu'on est quand même à 1500m... J'attaque la descente, en pente douce jusqu'à la station du mont Lozère puis belle descente jusqu'au Bleymard : route large et neuve (vive le Conseil Général de lozère !) et quelques jolis virages. Arrivé au Bleymard, j'attaque la longue descente vers Villefort : belle route, pas une voiture et paysage magnifique, si ce n'était le vent qui fait des siennes se serait vraiment le pied intégral. L'arrivée à Villefort est splendide en longeant le lac. Direction Génolhac, gros coup de cul à presque 10% en sortant de Villefort, là je m'aperçoit que je suis un peu émoussé. Heureusement le reste du parcours est en faux plat descendant. A Génolhac je rattrape un gars, on finit ensemble jusqu'à Chamborigaud en tapant la discute.
Bilan, une sortie splendide, 106km pour 4h32 de selle à 23,4 de moyenne avec 1650m de dénivelé. J'ai un peu mal aux jambes, mais je me suis régalé. Vivement le Soulor et l'Aubisque avec le GCP la semaine prochaine.

dimanche 5 juillet 2009

La Hubert Arbes 2009 (Par Olivier L)


Ce Dimanche 5 Juillet, nous nous retrouvons donc à 6 membres du GCP pour participer à la Hubert Arbes. C'est pour moi la course phare de la saison, mon objectif est de finir en moins de 4h sur le parcours de la Petita (100 km, 2100m de dénivellé) et de faire un bon chrono sur le Tourmalet.

Le temps n'est pas trés encourageant puisqu'il pleut sur lourdes et que rien ne laisse penser que ça va se lever, c'est donc avec les coupes-vent que nous nous rendons sur la ligne de départ avec Pascal, on se retrouve au milieu du peloton alors que les autres sont plus loins.

- Lourdes-Loucrup : Comme d'habitude les premiers km sont avalés à vive allure, je ne tente rien pour remonter, pas plus que Pascal que j'ai déjà perdu.


- Pied de la côte de Loucrup : Gwen (qui fait cette course en dedans ...) me rattrape pile au pied de la côte, nous allons la monter ensemble à allure modéré, tout se passe bien pour le moment.


- Loucrup - Bagnères : Nous nous retrouvons à deux avec Gwen sur cette partie et comme vous vous en doutez, ça n'effraie pas Gwen qui se lance à la poursuite d'un groupe à 40km/h ... un peu avant Bagnères il finira par se relever pour attendre un groupe qui revient derrière.


- Bagnères - Campan : Nous sommes donc maintenant dans un groupe qui roule bien, Pascal, Alain et une copine de Christelle (future vainqueur catégorie féminine) sont également là.


- Campan - ste-Marie : Le groupe roule vraiment fort et j'ai du mal à tenir les roues, plusieurs gars "sautent" et après avoir rebouché le trou 3-4 fois, je me relève, ça roule trop fort pour moi ! Je laisse donc partir Gwen, Pascal et alain.


- Ste Marie - Gripp : C'est le pied du Tourmalet, je suis completement "cuit", impossible d'avancer !!! tout un tas de gars me doublent et je commence à m'inquiéter pour la suite, je me demande alors quand est-ce que Ben va me revenir dessus.


- Gripp - Lacet du garet : Je suis dans le Tourmalet, j'avance doucement mais ça va un peu mieux, la pente me fait du bien (;-)), pas mal de gars me doublent et je n'en double que trés peu, au niveau de la première cascade j'aperçois Pascal devant qui n'a pas l'air dans un bon jour lui non plus.


- Premier paravalanche : On est rentré dans la partie la plus dure et on aperçoit un troupeau de mouton (au milieu du brouillard), je blague alors avec un gars à côté de moi et c'est là que je me rend compte qu'il est complétement cuit, il a du mal à me répondre ... je me demande alors ce que je fous là ! C'est le Tourmalet, la Hubert Arbes et je me traine à l'arrière !!! J'enlève une et même deux dents et je me ressaisi .... et surprise les jambes sont bonnes ! je commence alors ma remontée


- Deuxième paravalanche : je récupère un groupe dans lequel se trouve Pascal, en le doublant il me dit qu'il est dans le dur, il a tout à gauche et il lui manque des dents ...


- Sortie de la mongie : je rattrape Alain, il me glisse "tiens t'es là, je te croyais devant".


- 1km du sommet : je rattrappe beaucoup de monde, parmi eux, la copine de Christelle mais pas de Gwen à l'horizon ... Heureusement qu'il la fait en dedans !


- Sommet : bonne surprise pour moi, Gwen est là, il m'a attendu au ravito, ça c'est cool, on va pouvoir faire toute la fin ensemble, il a monté le Tourmalet pour sa première en 1h28' (pas mal !!!), mon compteur affiche 1h30' (j'ai réussi à bien inversé la tendance dans la deuxième partie)


- Descente du Tourmalet : la route est sèche, je me régale et je double même des gars (si si !!), je me glisse dans un groupe, on rattrapera Gwen à Luz qui a ralentit pour m'attendre.


- Gorges de Luz : Devinez qui roule en tête du groupe ... Gwen évidemment, il ne va pas quitter la tête du groupe jusqu'à Préchac.


- Préchac : il y a une petite côte ... comme à son habitude Gwen la passe grand plateau et fait exploser le groupe ...


- Préchac-Lourdes : Gwen s'est trouvé un ami, un espagnol qui prend des énormes relais.


- lourdes : à 5km de l'arrivée, au pied du pic du Ger, Gwen accélére dans la dernière côte, je le suis, on arrive à faire le trou mais c'est peine perdue, la longue ligne droite qui mène à l'arrivée nous est fatale, l'espagnol nous engueule ...


Arrivée : Petit sprint pour la forme, on finit en 3h53', objectif rempli et bien belle journée !!!


Merci encore à Gwen qui m'aura aidé tout au long du parcours !


Les résultats :


1. Jérôme Save en 3h02'11" (32,75 km/h)

...

153. Olivier Latté en 3h53'56" à 51'45" (25,75 km/h)

155. Gwénaêl Planteféve mt

...

184. Alain Valès en 4h00'34" à 58'23" (24,94 km/h)

...

197. Pascal Lory en 4h04'43" à 1h02'32" (24,51 km/h)

...

260. Benjamin Lacaze en 4h22'38" à 1h20'27" (22,84 km/h)

...

384. Arnaud Hanry en 5h32'35" à 2h30'24" (18,04 km/h)

..

391.Eric Genvois en 6h37'10" à 3h36'59" (15,10 km/h)

La Hubert Arbes vue de derrière !!

Dimanche matin, réveil à 5h50 pour un rendez-vous avec Alain et Ben à 6h30 afin de passer prendre Gwen.
Le départ de Pau se fait sous la bruine. Le temps s'éclaircit quelque peu au fur et à mesure de notre progression vers Lourdes.
Sur place, nous trouvons assez facilement à nous garer à proximité de la salle des fêtes, lieu du départ. Nous retrouvons alors Olivier et Pascal déjà sur place depuis un petit moment.
Chacun s'affaire à ses préparatifs. Pour ce qui est d'être bien placé au départ, c'est raté pour Alain, Ben, Gwen et moi puisque nous devons être à 70 - 80 bons mètres des premiers !!
Le départ fictif est donné et ça part...vite. Il faut faire attention, les coups de frein sont nombreux et la route archi-mouillée ! A la sortie de Lourdes, nous sommes arrêtés en attendant l'heure du départ réel.
Les fauves sont lâchés ! Ça part tout de suite. Je prends la roue de Gwen, lui-même dans celle de Ben. Je ne sais pas où sont les autres. Lors d'un changement de direction de Ben, un coureur me serre et m'empêche de prendre sa roue. Je ne reverrais plus personne du G.C.P. Bien que roulant à 45-48 km/h, je ne réussirais pas à revenir sur eux. Je calme donc le jeu afin d'arriver frais à Loucrup d'abord, puis au pied du Tourmalet.
Je fais la montée de Loucrup à mon rythme et me fais doubler par pas mal de gars. J'accélère en haut pour reprendre la roue d'un petit groupe avant la deuxième partie de la côte. Dans la descente vers Trébons, je redouble pas mal de cyclos qui descendent sur les freins en raison de la route mouillée.
J'essaie alors de revenir sur un groupe à une 30aine de mètres devant moi, en vain. Je lève donc le pied afin d'attendre un nouveau groupe pour aller sur Ste Marie de Campan. Là, je m'engage direct dans le Tourmalet sans m'arrêter à la fontaine puisque je n'ai encore pratiquement rien bu. Les premiers kilomètres jusqu'à Gripp en pente douce me font mal ! Je ne parviens pas à trouver un braquet qui me convienne, les jambes ne sont pas bonnes. Cela ne laisse rien présager de bon pour la suite...
Arrive alors le 1er "vrai" kilomètre à 9.5%. Et là, surprise ! Je passe le 30 x 23, et j'ai des jambes, je monte à 8,5 - 9km/h. Je vais poursuivre ainsi jusqu'à la sortie de la Mongie, à ma grande surprise. Je m'octroie une rapide pose à moins de 4km du sommet pour manger (ce que je ne sais pas faire en roulant) et boire. Je repars : panneau des 3km, tout va bien. Et soudain...baisse de régime. Fringale ? Fatigue ? Un peu des deux ? En tout cas, c'est 3 km vont me sembler aussi long que tout ce que j'ai déjà monté jusqu'à la Mongie. Le Géant me fait connaitre l'enfer, le dernier km est interminable. Enfin le ravitaillement ! Je m'arrête quelques minutes, le temps de boire un peu de Coca et de manger quelques quartiers d'orange.
Je repars alors pour mon deuxième calvaire de la journée.
Je reprends plusieurs gars dans la descente que j'avale à bon train, malgré la chaussée bien déformée par endroit.
A l'entrée de Luz St Sauveur, crevaison. Alors que j'avais ralenti à plusieurs reprises dans la descente pour proposer mon aide à ceux qui avaient creuvé, là, personne ne me propose quoi que ce soit et tout le monde passe vitesse grand V...
Je répare et repars aussi vite que possible. Les gorges de Luz sont balayées par un énorme vent qui fait très mal aux jambes lorsqu'on est seul. Sur un faux-plat montant, je repasse du 50 au 39. Je ne pourrais plus revenir sur la plaque jusqu'à l'arrivée...
En bas des gorges de Luz, à droite direction Préchac, Lugagnan et Lourdes. Une fille me demande de m'arrêter alors que je vois 2 mecs au loin. Aucun des 2 n'a voulu s'arrêter pour l'aider à réparer sa crevaison !! J'hallucine ! Le premier a mis 3h pour faire les 100 bornes, il y a une bonne heure et demie qu'il est douché et au chaud et 2 cons refusent de s'arrêter !
J'aide donc cette Rochelaise à réparer et nous repartons. Mon dérailleur avant continue de refuser la montée de mon grand plateau et fait un bruit d'enfer à cause du frottement de la chaîne.
Quelques km plus loin, en haut de la côte de Préchac, nous reprenons un des 2 mecs qui a refusé de s'arrêter auparavant et qui refuse également que le médecin de course l'arrête définitivement malgré son état d'épuisement avancé.
Un peu plus loin, on reprend son compère aussi sympa qui par contre, ne va pas se gêner pour nous sucer les roues, jusqu'à un coup de cul avant Lugagnan où je le fais sauter.
Malheureusement pour moi, la galère continue. Nouvelle crevaison ! J'essaie de regonfler en espérant que ce soit une crevaison lente qui me permette de rejoindre l'arrivée, alors à 5km. Rien n'y fait, je dois changer à nouveau de chambre à air.
Re-démontage. Je sors un caillou de ma bande de roulement qui a complètement traversé la carcasse de mon pneu. Et un Pro3 Race mort, un ! A peine 800 km !
Bref, j'ai les boules, je repars pour enfin en terminer derrière un groupe de la 167 km qui roule comme des avions.
Ce n'était pas exactement le déroulement de la journée dont je rêvais mais j'ai passé le Tourmalet !! Au final, la montée en 2h11.
Le diplôme remis à l'arrivée me donne un temps de 5h32 pour une moyenne de 17,64 km/h. Mon compteur, qui a lui tenu compte de mes divers arrêts crevaisons me donne 105 km en 5h15 pour une moyenne de 19,84 km/h.

Hubert Arbes (par BEN)

Dimanche 5 juillet :
Réveil à 5h45 du matin...temps gris, couvert, mélange de pluie et de bruine bref l'idéal pour faire une sortie et un col !
Nous partons à 2 voitures : Arnaud et Alain, Gwen et moi.

Direction Lourdes, pas d'amélioration en vue. Montage des vélos à proximité du départ, on retrouve Olivier et Pascal pour nous remettre nos dossards.

Au moment de se rendre sur la ligne on se rend compte avec Arnaud, Gwen et Alain que tout le monde est déjà en place, on se retrouve alors au fond du fond. Même Olivier et Pascal sont bien mieux placés que nous. Encore un coup du rital…

Départ fictif de donné : je prend la roue du seul pro présent histoire de faire chauffer les jambes et de remonter quelques places. Au moment du départ réel on se retrouve ainsi plus au coeur du paquet.

Départ réel est donné toujours sous la pluie. Je reste dans la roue de mon "poisson pilote" de chez Besson Soja Sun et conseille à Gwen de garder cette roue. Il en sera ainsi pour moi jusqu'au pied de la première côte de Loucrup. Ceci m'aura permis au moins une fois dans la journée de doubler Pascal.... Au pied de la côte, je mets volontairement le cligno à droite pour la passer à mon rythme. Gwen lui s'est pris au jeu et continue sur sa lancée.
Je passe Loucrup "tranquille" comme je l'avais prévu sur le 39x24 sans me faire mal.

Descente périlleuse sous la pluie et je fournis un effort pendant quelques Km afin de prendre un groupe. Objectif, ne pas se retrouver seul entre Montgaillard et St Marie de Campan. Objectif réalisé !
Je vais garder ce groupe jusqu'à Campan ou là, je décide à nouveau de monter à mon rythme sans me soucier des autres car ça a beau déjà monter, on est pas encore au pied du Tourmalet...

St Marie de campan, là on y est. Les premiers Kms jusqu'à Gripp se font bien car des replats permettent de récupérer. Le temps est toujours au brouillard et à la grisaille, pas de visibilité.
On ne voit pas plus loin que 100 mètres devant dans les meilleurs des cas.
A la sortie de Gripp là, on ne récupère plus. Je m'étonne durant les Kms suivant à rester sur mon 39x27 et à me trouver plutôt bien. Ceci ne m'empêche pas pour autant de me faire doubler en permanence...

Alors qu'il reste 8km jusqu’au sommet, je décide de passer sur le 30x21 (erreur je pense). Je garde mon rythme, commence à être un peu moins à l'aise et, je me fais toujours doubler...
Approche de La Mongie, les paravalanches, les plus forts pourcentages et le panneau qui tue : 1 km à 10,5% de moyenne....
Traversée de La Mongie, pas un seul moment de répit. Mentalement je me dis que une fois passé la Mongie, le plus dur est fait. Si sur le papier c'est bien le cas, dans ma tête et mes jambes là c'est le début de la galère.
Les 3 derniers Kms sont un long chemin de croix, se font au mental comme je peux...
J'espère à chaque panneau voir un "petit" 7%, même 7,5% de moyenne, que nenni toujours du 9% !
J'essaie tant bien que mal de me mettre en danseuse de temps en temps mais là, mes amies les crampes viennent me chatouiller les cuisses...

Arrivée au sommet, usé physiquement et moralement en 1h45.

Ravitaillement pendant 10 bonnes minutes : coca, coca et coca...
Je me lance dans la descente toujours dans le brouillard, les premiers lacets se font à l'aveugle...Heureusement le reste se fera sur route sèche et avec le soleil.

Cette descente sera la seule occasion pour moi de reprendre quelques places....

Sortie de Luz St Sauveur : je me retrouve seul avec mes crampes. La descente n'a fait qu'empirer les choses, je me demande comment je vais pouvoir pédaler jusqu'à Lourdes ?

Je reprends 2 compagnons de fortune et roule avec eux. Les cuisses font mal. Le fait d'être le plus "costaud" de nous 3 me réconforte un peu. On se relaye jusqu'au dernier coup de cul de Préchacq.
Là un groupe nous reprend au plus mauvais moment pour moi, juste au pied de la bosse.
Je me fais mal à la gueu... pour rester accroché et garder les roues. Nous nous retrouvons une petite dizaine de coureur pour finir ensembles jusqu'à Lourdes.

Au passage de la ligne la conclusion est : dur, très dur, je me suis vraiment fais mal aux tripes. La luis Ocaña à côté, c’est du gâteau…
2 jours après j'ai l'impression que mes jambes sont passées sous une voiture...

L'Equipe.fr Actu Cyclisme