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vendredi 5 juillet 2024

Tour de France 2024 dans les Pyrénées


 Retrouvez ci-dessous le tracé des étapes dans la région Paloise et dans nos Pyrénées :

12/07 - Et. 13 : Agen - Pau (171 km) : infos ici

13/07 - Et. 14 : Pau - Saint-Lary-Soulan Pla d'Adet (152 km) : infos ici

14/07 - Et. 14 : Loudenvielle - Plateau de Beille (198 km) : infos ici

Toutes les étapes sont visibles : ici

samedi 22 juillet 2023

Tour de France Féminin 2023 - Le parcours et les Pyrénées !

Ca y est, elles arrivent !

Nous serons très heureux d'accueillir dans nos Pyrénées le Tour de France Féminin en 2023 !


Les coureuses finiront en beauté cette seconde édition de la Grande Boucle Féminine avec l'étape Pyrénéenne (et qui sait peut-être décisive pour le général?) le samedi 29 Juillet 2023 entre Lannemezan et le col du Tourmalet. 

Les Hautes-Pyrénées sont à l'honneur comme pour le parcours masculin avec les ascensions du col d'Aspin par Arreau et du Tourmalet par La Mongie.


Le lendemain le dimanche 30 Juillet, dernière étape disputée par un CLM individuel autour de Pau sur une longueur de 22 Km et passant par les coteaux de Gan et la Vallée Heureuse.


Nous pourrons pleinement profiter sur nos terres du final de cette seconde édition !

lundi 10 juillet 2023

Tour de France 2023 - Le parcours !

Officiel depuis ce jeudi 27/10/2022, le parcours du Tour de France 2023 est sorti :

Après un départ du Pays-Basque Espagnol le samedi 01 Juillet 2023, les coureurs arriveront dans nos Pyrénées via les Landes et le Gers (étape Dax-Nogaro le 04 juillet).

Les 2 journées suivantes seront les étapes purement Pyrénéennes avec le mercredi 05 juillet l'étape Pau-Laruns et au programme les cols du Soudet, d'Ichère et enfin Marie-Blanque par son côté le plus "sexy" et ses rampes à plus de 10%.

Le lendemain jeudi 06 Juillet, une étape 100%  dans les Hautes-Pyrénées entre Tarbes et Cauteret. 3 autres grands classiques au menu, la montée du col d'Aspin par le versant le plus dur côté Arreau, le Tourmalet par le versant de La Mongie et l'arrivée au Cambasque au-dessus de la ville de Cauteret.

Les coureurs partiront ensuite vers les Landes et Bordeaux avant de faire la grande diagonale entre le  Massif Central et les Alpes.

Seul regret cette année encore, pas d'étape du Tour Cyclosportive dans les Pyrénées..... Nous pourrons profiter le 09 Juillet 2023 du parcours entre Annemasse et Morzine, soit 152 km de route avec plus de 4 100 mètres de dénivelé positif cumulé, incluant les ascensions du col de Saxel, col de Cou, col de Feu, col de la Ramaz et du col de Joux Plane.

 Il est loin de le temps de l'alternance Alpes/Pyrénées pour cette cyclosportive......la dernière épreuve datant de 2014. L'année prochaine qui sait pour fêter les 10 ans de Pau-Hautacam 2014 ???




mardi 17 mai 2022

Randonnée St Gaudens (31) - Peryragude Altiport (65) - Di 29/05

Fiche Technique (1ère édition)
DateDimanche 29 Mai 2022
LieuSt Gaudens (31)
Parcours 130 km (D+ 3300 m)
InfosLe Gpcc en collaboration avec l'office des sports des Hautes Pyrénées et la Haute Route vous propose la reconnaissance de l'étape phare du tour 2022, dans son intégralité.
Une occasion rêvée et unique de faire l'altiport le jour de la fête du vélo, après avoir franchi le col d'Aspin, la magnifique Hourquette d'Ancizan et enfin le difficile col d'Azet. Ravitaillements, collations, encadrement, etc, vous ne manquerez de rien.
Inscriptions
InfosSite Officiel: http://gpcc31.sitego.fr/
Club Organisateur : Gourdan Polignan CC
Mail : mons.celine@orange.fr
Album PhotoProchainement
RésultatsClassements ci-dessous


 

jeudi 18 juillet 2019

Tour de France 2019 - Etapes dans le 65 et 64

Le mercredi 17 juillet, le Tour de France arrivera dans le Sud-Ouest à Toulouse afin d'aborder les étapes pyrénéennes.
Dès le lendemain le jeudi 18, les coureurs s'élanceront de Toulouse afin de rejoindre Bagnères de Bigorre via les ascensions du col de Peyresourde et de la Hourquette d'Ancizan :

Le vendredi 19 juillet c'est l'étape paloise et son contre la montre d'un peu plus de 27 km sur les coteaux de Gélos et de Gan :


Le samedi 20 juillet, ce sera l'étape "reine" dans les Hautes-Pyrénées, un sprint de 118 km pour les coureurs en passant pas le Soulor et l'arrivée au Tourmalet :
Le lendemain, les coureurs prendront la direction de l'Ariège depuis l'Aude avec une étape bien vallonée encore avec 4 ascensions : le col de Montségur, le Port de Lers, le mur de Péguère et arrivée en altitude au Prat d'Albis.

mardi 13 février 2018

Tour de France 2018 : Les étapes Pyrénéennes

C'est désormais officiel, le tracé du Tour de France 2018 est annoncé :


Par contre nouvelle déception, l'étape du Tour réservée aux cyclosportif se fera une nouvelle fois dans les Alpes......No comment !
Il s'agira de l'étape Annecy - Grand Bornand qui se déroulera la 8 juillet avec 169 km et 4 ascensions : le col de la Croix-Fry, le plateau des Glières, le col de Romme suivi du col de la Colombière.

Les inscriptions seront ouvertes à partir du 23 Octobre sur : https://www.asochallenges.com/

Préparez-vous à  casser le PEL ou CODEVI........ :
  • 109€ avant le 17 décembre
  • 139€ à partir du 18 décembre
Les Pyrénées viendront achever le tracé du parcours des pros avant l'ultime étape sur les champs Elysées.

Mardi 24 juillet (16e étape) : Carcassonne - Bagnères de Luchon 218 km :

Mercredi 25 juillet (17e étape) : Bagnères-de-Luchon - Saint-Lary-Soulan (col de Portet) 65 km :
Jeudi 26 juillet (18e étape) : Trie-sur-Baïse - Pau 172 km :
Vendredi 27 juillet (19e étape) : Lourdes - Laruns 200 km :

Samedi 28 juillet : (20e étape) : Saint-Pée-sur-Nivelle - Espelette 31 km :




jeudi 4 février 2016

Le GCP sur Sud Gironde Cyclisme et les actus du cyclisme

Suite à l'Assemblée Générale du GCP du mois d'octobre 2015, le GCP fait son bilan sur sa saison sportive et prépare dés à présent ses objectifs pour la prochaine.

Vous pouvez consulter le bilan complet évoqué lors de notre Assemblée Générale ici (au bas de la page) et également consulter l'article publié chez "nos confrères" passionnés des 2 roues sur le site SudGirondeCyclisme au lien suivant : ICI

L'article est également visible sur le site des Actus du cyclisme : ICI

Merci à eux pour ces publications.


vendredi 31 juillet 2015

Etape du Tour 2015 - SAINT-JEAN-DE-MAURIENNE - LA TOUSSUIRE

!!! Ils l'ont fait : David termine 1441ième en 7h07 et Gilles 7300ième en 9h50, bravo à vous 2 !!!

Tous les résultats, photos et vidéos sont visibles : ici

Tous nos encouragements pour Gilles et David qui représenteront le GCP dans les Alpes ce dimanche, GO GCP GO !

Ca y est, le rendez-vous est donné pour le dimanche 19 juillet 2015 dans les Alpes pour l'édition 2015 de l'Etape du Tour.

142 km au programme, 4 ascensions  entre St Jean de Maurienne et La Toussuire.

Les inscriptions seront ouvertes le 6 novembre prochain, à vos souris et claviers !

Plus d'infos sur :
Site internet
Facebook


vendredi 12 septembre 2014

L'Etape du Tour 2014 - Pau Hautacam - ils l'ont fait !

Ca y est, il est l'heure de tirer le bilan de cette épreuve...
LE, THE rendez-vous de l'année pour un grand nombre de cyclos et de fait, pour une bonne partie des licenciés du GCP est arrivé : alors comment ça s'est passé ?

Déjà et avant toutes choses félicitations à tous, finisher ou pas.
C'est un défi de s'engager, un second défi de s'y préparer, et enfin un dernier, celui d'arriver à son terme.

Les GCP est fier et trés heureux d'afficher les performances de ses "champions" :

  • DELATOUR Guillaume : 57ieme en 5h21m35
  • GILLES Cédric : 183ieme en 5h41m59
  • LATTE Olivier : 505ieme en 6h03m16
  • LEDENT Jérôme : 692ieme en 6h12m03
  • BERGAMO  Sandro : 1002ieme en 6h24m16
  • BOURDA Olivier : 1327ieme en 6h34m27
  • JUNQUA Cédric : 1654ieme en 6h44m23
  • LORY Pascal : 1891ieme en 6h50m51
  • DODOGARAY Jean-Luc : 1961ieme en 6h52m16
  • CAPDEBOSCQ Raymond : 2040ieme en 6h54m24
  • MINVIELLE Frédéric :  2163ieme en 6h57m20
  • LACOURREGE Eric : 2384ieme en 7h03m40
  • CABANNE David : 4189ieme en 7h48m14
  • LACAZE Benjamin :  4544ieme en 7h56m48
  • CANTON Bruno : 5281ieme en 8h16m23
  • PAULY Gilles : 5314ieme en 8h17m09
  • CALIP Régis : 6145ieme en 8h37m45
!!! UN GRAND BRAVO A TOUS!!!


lundi 8 septembre 2014

Avant l’étape du Tour 2014 Pau-Hautacam, épisode 1 : ou comment replonger dans le passé à la veille de courir, par Olivier B.

Et voilà c’est reparti pour un tour et une 4e participation à l’étape du tour après les éditions 2010, 2011 et 2012. 

Cette année encore le départ est donné de Pau pour une réédition de l’étape de 2008 qui sera semblable jusque dans les conditions météos avec de nouveau la pluie, encore la pluie et toujours la pluie prévue pour toute la journée. 

Dire qu’à cette époque j’avais croisé des grappes de cyclistes se préparant à se mettre en route depuis le palais des sports, alors que je rentrais du mariage de Benjamin, notre président bien aimé… et à ce moment je n’étais franchement pas en état de faire 150 bornes de vélo, même pas 100, ni 15 d’ailleurs. D'ailleurs le GCP n'existait pas encore, ou alors juste dans la tête de son futur président et je n'avais jamais roulé plus de 90 km sur un vélo.

Ce petit clin d’oeil du destin m’a donné envie, à la veille de courir cette étape, de revenir un peu en arrière pour raconter ma modeste histoire de cycliste et de sportif du dimanche. En effet, si elle est très liée à celle de Benjamin, avec qui j’usais (moins longtemps que lui quand même ;-) les bancs de l’université de Pau, ainsi qu’à celle du GCP, club qu’il a créé en novembre 2008, cette histoire commence en réalité bien avant ce dimanche gris, pluvieux et vaseux de lendemain de fête maritale : la voici. 

Enfant, on ne peut pas dire que j’ai été un grand sportif, au désespoir de mes parents qui m’ont vu cueillir des fleurs sur le pré d’Uzos pendant ma (courte) période football, essayer l’équitation sans conviction, pratiquer le tennis plus assidûment contre le mur de la maison familiale en me prenant pour Mc-Enroe qu’au Tennis club de la Vallée, ou adorer le vélo plus en spectateur qu’en pratiquant. Il n’y a guère qu’au ski où je me trouvais assez à l’aise (c’est plus facile, il n'y suffit de se laisser glisser !) malgré des débuts difficiles, mais au prix d’une persévérance remarquable de mon père et d’une ribambelle de moniteurs de la section paloise. 

Mais c’est vrai qu’en étant palois, il est difficile de ne pas s’intéresser au vélo : il est très rare qu’une édition du tour de France n’y fasse pas étape. C’est ainsi que je me souviens être allé, peut-être à la fin des années 70, voir le passage des coureurs dans la côte de Piétat que nous grimperons dimanche. Je me souviens également avoir assisté aux derniers hectomètres de nombreuses étapes depuis la fenêtre ou sur le pas de la porte de l’appartement de la tribu Bourda, situé rue de Liège, au pied de la place de Verdun qui sera notre lieu de départ dimanche. Que cette place voit systématiquement l’arrivée ou le départ, voire les deux, de ce troupeau bruyant et multicolore ne manque non plus pas de sel quand on sait que celle-ci, aujourd’hui vaste parking était la propriété des bergers de la vallée d’Ossau qui s’en servaient de pacage pour les brebis et de lieu de repos entre les landes d’hiver et les prairies de montagne l’été… 

Ainsi tout jeune, je vibrais aux exploits de Bernard Thévenet dont je refaisais les courses avec mes petits cyclistes (de plomb ? de plastique ?) dans le sable des plages Royannaises où la famille prenait ses quartiers d’été à l’époque. Puis au début des années 80, comme tout le monde je devins un inconditionnel de Bernard Hinault et des « Renault-Gitane » dont j’arborai fièrement le serre tête en tissu éponge jaune à bandes noires et blanches… toute une époque ! Je me souviens très clairement d’avoir vu le « blaireau » et son magnifique vélo Gitane bleu azur frappé du numéro 1 plusieurs fois à l’arrivée, dont une fois sur un contre la montre, qui arrivait aussi place de Verdun. 

C’est sûrement devant mon enthousiasme juvénile aux exploits de tous ces géants de la route que mon père se décida un beau jour de m’acheter un vélo de course. A moins que ce ne soit devant les courses endiablées quand j’essayais de rivaliser avec Stéphane, mon plus proche voisin, dans le tour chronométré du lotissement du Bédat à Narcastet… Mon père ayant lui même été cycliste amateur dans sa jeunesse a du se dire qu’enfin il pouvait faire de moi un sportif ! En effet, combien de fois ai-je entendu ses histoires de duels fratricides dans l’Aubisque, de démarrage assassin, de saut de chaine, inventé selon certains, de montée chronométrée du Somport qu’il avait emporté dans sa catégorie ? Et je ne parle pas des braquets qu’il utilisait à l’époque et qu’il ne manque pas une occasion de me rappeler… Tiens pas plus tard qu’hier lors de notre sortie de reconnaissance de l’étape du tour on a de nouveau parlé de ce fameux 46x20 sur lequel il escaladait le col d’Aubisque ! Les spécialistes apprécieront. 

Du coup, il décide lui aussi de s’acheter une bicyclette neuve. Et nous voici donc tous les deux (un jour de 1982 ? 1983 ?) sortant de chez Gibanel, qui était encore installé à l’époque à la rue du 14 juillet, avec deux vélos Gitane flambant neufs, un rouge vif pailleté avec marquage jaune pour moi, un gris pour lui : cadre en acier à raccord, triple plateau, cale-pieds à lanière de cuir et levier de vitesses au cadre, dont il a fallu qu’il commence à m’apprendre le maniement… pas une mince affaire. Aucune idée à posteriori des braquets, mais je me souviens que j’avais 18 vitesses (!) ce qui ne veut rien dire en soit, mais pour le gamin que j’étais c’était un truc de malade ! 

Paradoxalement j’ai peu de souvenirs de sorties en duos, sauf une à Lourdes qui m’avait parue interminable et une autre plus tard au col de Marie-Blanque. Peut-être avait-il senti que mes prédispositions pour la bicyclette étaient bien meilleures en tant que spectateur que pédaleur ? C’est en tous cas au cours de ces sorties que j’ai appris les subtilités du train, du pédalage assis et en danseuse, du serrage des cale-pieds, des relais, de l’abri, et des braquets. 

Par contre je me souviens très bien d’innombrables sorties que je faisais tout seul en partant de la maison familiale de Narcastet, quand dans les côtes de Baliros, d’Artigueloutan ou de Pietat je me prenais pour Fignon, mon nouveau héros, qui inlassablement déposait le reste d’un peloton imaginaire dans des attaques fulgurantes ! Et il y a aussi toutes ces fois où je partais vers Pau, en short de tennis, maillot de vélo en laine rouge qui gratte et serre-tête Renault-Gitane ( !) traversant Rontignon, Uzos, Mazères et Gelos à toute allure en me chronométrant avec ma montre à cristaux liquides, qui comme par enchantement me permettait d’améliorer mon chrono à chaque sortie… Si je me souviens bien, je mettais 10 minutes et des brouettes du panneau de sortie de Narcastet à celui de l’entrée de Pau, ou de Gelos. Et je faisais la même chose en tournant sur le circuit auto de Pau que je bouclais en 5 ou 6 minutes… Strava et Garmin n’ont rien inventé finalement ! 

Mais cette 1ere période vélo n’a pas duré trop longtemps, et comme un symbole, je me suis fait voler mon fier destrier rouge au milieu de ces années 80 alors que j’avais déménagé au centre de Pau. 

Durant mes années collège et lycée, j’ai été pris (modérément, il ne faut rien exagérer !) par le virus du Handball que je pratiquais en UNSS tous les mercredis. Ces compétitions me voyaient rejouer régulièrement l’affrontement familial de mon père avec mes oncles, quand avec mon équipe du collège Margueritte de Navarre nous rencontrions les frères ennemis du collège de Billère dans laquelle jouait mon cousin Eric et qui nous mettait une raclée avec une régularité de métronome. 

Ces mêmes années ont aussi été celles de belles randonnées en Montagne avec mon père, qui avec ma soeur et moi se faisait un revival de ses années de jeunesse montagnarde où il était capable de grimper l’Ossau et le Lurien dans la même journée… En tous cas je garde des souvenirs inoubliables de l’ascension du Pic du Midi d’Ossau (le seul, le vrai, pour les lecteurs de Bigorre !), où nous nous encordions dans les cheminées verticales. Souvenirs impérissables aussi de cet aérien passage d’Orteig, de ce bivouac dans le brouillard à l’abri Michaud situé au pied de la Grande Diagonale, voie aérienne menant au sommet du Balaïtous, mon 1er 3000 atteint par un matin froid et par grand vent. Mais quel spectacle !

Puis à la fin du lycée je me suis mis à faire un sport atypique dans nos contrées, le baseball auquel j’ai consacré une petite dizaine d’années. Le rythme de ce sport très particulier était sûrement plus en accord avec mes activités estudiantines alcoolisées du jeudi soir au BP ou au Matis que le Vélo ! Malgré tout, je continuais à suivre les exploits des géants du tour dont Fignon et Lemond… Ah le tour 1989 et les fameuses 8 secondes séparant ces deux (derniers) représentants d’un vélo à l’ancienne certes, mais tellement romantique !

Mes années lycées furent au moins celles de la pratique du vélo… pour aller au lycée. Pendant que mes copains arrivaient au bahut fièrement sur leurs 103 kitée Polini, ou leur scooter Peugeot rutilants, moi je me faisais un critérium bi-quotidien en même temps que les mollets, sur le vélo de mon père à travers la ville, brulant les feux, slalomant dans les bouchons, cramant les voitures au démarrage. Je ne devais pas arriver sans avoir un peu transpiré… peut-être que c’est cela qui n’attirait pas les (quelques) filles de ma classe, ou alors mon côté nounouille et peu dégourdi avec la gent féminine… bref, je m’égare. 

Ah si, il y a eu une (légère) rechute en 1993. Pourquoi cette année là ? Difficile à dire, mais toujours est-il que je me suis mis à refaire quelques sorties avec mon cousin François qui venait d’avoir un beau vélo tout neuf. Pour ma part j’avais récupéré la bicyclette grise de mon père. Je crois que nous nous étions mis en tête de monter le col de Marie-Blanque après quelques sorties d’entrainement sur les coteaux de Jurançon. Mon père nous a accompagné dans l’ascension, sur le vélo de son frère Bernard qui n’était pas au meilleur de sa forme, le vélo pas son frère Bernard qui lui va très bien, merci ! Il me semble qu’avec François nous avions pris les devants dans les 1eres pentes, profitant lâchement du clou sur lequel s’échinait mon père dans ces rampes raides. Evidemment nous n’avons pas arrêté de nous attaquer l’un l’autre, mais à ce petit jeu nous nous sommes vite émoussés et avec mon cousin, on a eu un peu de mal à terminer l’ascension. C’est au moral et avec le secours de mon père, revenu au train et à l’expérience après la chapelle du Houndas que nous avions atteint le sommet. 

Pris de nouveau par le virus du vélo, nous étions aussi allés voir cette année là le passage du tour au col du Soulor, où nous avions vu passer dans l’échappée de tête, le flamboyant Claudio Chiappucci dans son maillot à pois et cuissard « façon jean » de l’équipe Carrera, dans une étape Tarbes-Pau qu’il allait remporter. Mais c’était bien Indurain roi des dopés (avant les Riis, Ulrich, Armstrong, Virenque…) qui allait emporter le 3e de ces 5 tours cette année-là.

De façon assez amusante, c’est aussi cette même année, il y a donc 21 ans ( !) qu’à eu lieu la toute première Etape du tour amateur, sur ce même parcours entre Tarbes et Pau qui empruntait l’Aspin, le Tourmalet, le Soulor et (un petit bout de) l’Aubisque. Je me souviens être allé les voir arriver place de Verdun tous ces types (dont Gérard Holtz et Alain Prost) qui à l’époque me paraissaient complètement surhumains ! Je crois qu’ils étaient 1500 et ce nombre faisait les gros titres des journaux locaux comme quelque chose d’incroyable… Dimanche nous serons 13 000. Vous avez dit massification de la pratique sportive ? 

Après ce bref retour au vélo, aussi vite terminé qu’il avait commencé, je me suis éloigné de la petite reine pendant un bon moment ! Pris par le virus du baseball et du basket que je pratiquais assidûment sur les playgrounds à l’ombre du palais des sports de Pau-Orthez au lieu de bosser à la fac (ainsi que le tarot et le jeu de Mus que m’enseignait le lobby basque… mais je m’égare encore). 

Toujours skieur assidu et émérite ( ?!), les dimanches hivernaux étaient autant de prétextes à se tirer la bourre en famille avec mon père et ma soeur sur les pentes de Gourette, d’Artouste ou de Luz-Ardiden. Qu’importe la pente pourvu qu’il y en ait une en bas de laquelle il était impératif d’arriver le 1er sans tomber. Car lors de la descente vers Pau, la R5 TS paternelle était le lieu de débriefing où étaient comptabilisées les arrivées en tête et les chutes de la journée, entre clémentines, saucisson, biscuits Bastogne et camembert coulant. 

D’ailleurs, chez nous tout était prétexte à faire la course, y compris l’ascension des deux étages de l’appartement de la rue de Liège par l’escalier historique. Un petit jeu d’intox et d’habileté où il fallait être le plus prompt à démarrer tout en se jetant à la corde… un peu comme des pistards quoi ! 

Mais le vélo a été remisé par devers moi… Tel l’évêque Rémi au baptême de Clovis je me suis même mis à bruler ce que j’ai adoré : je ne manquais pas une occasion de dire mon mépris des cyclistes, de leurs tenues fluos, de leurs moule burnes et de leur fâcheuse tendance à rouler en peloton et à encombrer la route dès les beaux jours venus.

Devenant plus sérieux ( !) en grandissant, et en suivant l’exemple paternel, je me suis mis à pratiquer le footing. Il est vrai que je m’étais rendu compte que courir régulièrement était une meilleure préparation physique pour les longs marathons baseballistiques du dimanche que de faire la course des leveurs de coude le jeudi soir, le samedi soir… et parfois le vendredi soir aussi ! Comme par miracle cela a coïncidé avec une phase plus sérieuse ( !) dans mes études, disons entre la maitrise et la préparation au capes, avec un intermède service militaire au milieu. Mes parents ont pu se dire (enfin !) que là aussi ils tenaient le bon bout ! 

Habitant au centre de Pau, je me faisais un petit parcours d’une douzaine de kilomètres entre parc Beaumont, Bd des Pyrénées, Basse Plante, Parc du château, golf de Billère et retour que je m’efforçais d’avaler toujours plus vite. Entre ces séances je travaillais mes fessiers ( !) en allant à la fac en rollers après que ma soeur, bien plus téméraire que moi, m’ait initié à cet art subtil qui a été une grande mode du milieu des années 90. En courant régulièrement, je me préparai aussi à un petit challenge personnel : la montée de l’Aubisque depuis Laruns que j’ai couru en 1999 dans un temps de 2H20 après en avoir bavé énormément, surtout dans la partie après Gourette où l’on croit être arrivé, mais qui sont en fait, comme à vélo, les 4kms les plus difficiles de l’ascension. 

Là aussi une petite rechute vélo par l’intermédiaire du mountain bike comme on disait à l’époque, que je me suis mis à pratiquer très modestement, pour aller aux entrainements de baseball, puis avec Benjamin avec qui nous avons fait quelques sorties dont un bel aller-retour Pau-Lourdes par le chemin Henri IV : ça fait bien 70 ou 75 km aller-retour quand même, mais par des chemins bien larges, donc très éloignés des monotraces qu’affectionnent les mordus de VTT, mais qui personnellement me conviennent parfaitement ! Je crois même que nous avons fait une rando vtt tous les deux lors des fêtes de Bordères, par un temps exécrable et un terrain boueux… Mais je suis incapable de dire quand c’était exactement.

Puis vint ma période parisienne, une année de hand-ball à Lisle-Adam, du basket en loisir dans la foulée de Raf mon coach personnel dans ce domaine, un peu de squash avec le même Raf qui me mettait de drôles de raclées avec beaucoup d’application. Mais je prenais ma revanche lors de nos séances de footings qui se terminaient invariablement par des sprints endiablés où chacun essayait de lâcher l’autre. Ces années parisiennes ont été aussi celles des rando-raids où l’on enchainait course d’orientation, VTT et canoé. Lors de notre 2eme participation il me semble que nous avions fait un classement très honorable après avoir couru près de 30 km, pédalé autant et remonté puis descendu la Seine en canoé autour de l’Ile Seguin… chute interdite si on ne veut pas avoir des pustules sur tous le corps !

Lors de cette époque parisienne, si je suis resté très éloigné du vélo, j’ai continué à courir régulièrement, usant de nombreuses paires de chaussures et participant à un Paris-Versailles que je pensais naïvement tout plat… Un été (2002 ?) j’ai même tenté une traversée des Pyrénées par la HRP avec mon beau-frère Franck qui l’avait déjà tentée l’année précédente. Partis d’Hendaye, nous sous sommes malheureusement arrêtés à Gavarnie terrassés par le mauvais temps, la pluie et le froid. Reparti en solo quelques jours plus tard, je suis rentré piteusement au bout de 3 jours… Mais cet été là fut aussi celui d’une petite randonnée avec une bande de furieux sur le toit des Pyrénées : le pic D’Aneto. Partis du refuge de la Rencluse à la frontale vers 4h du matin avec soeur, beau frère et un étrange spécimen croisé de rugbyman et d’isard, l’aube sur le glacier sommital fut un moment inoubliable, tout comme le passage du « Pas de Mahomet » sur une arête vertigineuse tout proche du sommet.

Entretemps, l’IUFM, un marché palois et mamie Nénette furent les témoins d’une rencontre qui allait changer ma vie. La biterroise n’avait pas l’oeil noir, mais cela ne la rendit pas moins  irrésistible… malgré son manque d’entrain à courir, s’orienter sur les autoroutes de la région parisienne (et d’ailleurs), dévaler les pentes enneigées ou enfourcher une petite reine. Mais comme on dit, le coeur a ses raisons que la raison ignore ! Il est vrai cependant que pour ce qui est de nager, la belle s’y entend à merveille et telle une naïade, fend l’onde sans effort à des allures insoupçonnées et inégalables pour moi. Une piscine chelloise se souvient encore de mon dépit ! Il paraît qu’une certaine Chacha serait à l’origine de cette vocation aquatique. Après quelques tergiversations de la belle, une année de séparation parisienne, et une révélation dans le couloir d’un train corail, nous voici convolant lors des premiers jours de la canicule de 2003. Ne faisant pas les choses à moitié, cette année-là est aussi celle de la mutation vers le Sud.

De retour dans le sud, mais le sud-est cette fois, celui où il ne fait pas 18°C et gris au mois de juillet, j’ai continué à courir sur ma lancée, participant aux traces de Deaux et planifiant de courir le trail de Portes (32 km entre Alès et le château de Portes), les 4000 marches (ascension du mont Aigoual depuis Valleraugue) ou le mythique semi Marvejols-Mende… mais c’était sans compter sur la blessure. Douleur au genou, médecin, IRM(merci Caro) et diagnostic d’une usure prématurée du cartilage rotulien… fini pour la course à pied ! Le temps de digérer cela, deux enfants et quelques kilos en plus, il était temps de se remettre à faire du sport. Selon les diverses autorités consultées, il ne me restait plus que la natation et le vélo, celui de route car le VTT avec les chocs est beaucoup plus traumatisant pour les articulations. N’ayant pas l’âme d’un poisson rouge à tourner en rond dans un bocal, et après avoir consulté mon cousin David qui venait de se faire une cure d’amaigrissement vélocylocipédique spectaculaire, je me suis décidé à retourner à cet « amour» (tout est relatif si vous avez lu ce qui précède) de jeunesse à deux roues. 

Et un beau jour de 2006 me voilà ressortant d’un vélociste alésien flanqué d’un magnifique destrier rouge, comme celui de mon adolescence, un signe ! Ayant pris peur devant les prix des vélos neufs, et peu sûr de la régularité avec laquelle j’allais pratiquer « la petite reine », j’avais jeté mon dévolu sur ce Lapierre Tech 5 Alu équipé en Shimano 105 et roues Mavic, même si tout cela sonnait pour moi comme du chinois à l’époque. 

Les premières sorties furent très modestes dans la campagne alésienne, pas plus de 20 à 30 km. J’étais fier de m’approcher puis de dépasser les 20 km/h de moyenne et les petites côtes autour de la maison me paraissaient aussi dures que le Tourmalet. Cet été là fut celui de mon premier col, celui du Soulor par Ferrières avec Benjamin qui pour l’occasion avait ressorti son magnifique Maxisport en alu poli, mais dont les développements lui donnèrent bien du souci à l’heure de franchir les pentes sévères de ce col champêtre et magnifique, alors que je moulinais trop facilement sur mon petit « mummy ring » comme disent les anglais, ou plateau de grand-mère pour les moins anglophiles.

Auréolé de ce premier col, retour à Alès pour rouler dans un petit groupe de mon vélociste un dimanche matin… une belle leçon d’humilité : asphyxié dans la croix des vents, largué dans la Baraque, caramélisé dans le Pendédis, essoré dans la Bégude et à l’agonie dans la montée vers Portes, je découvre quand même les joies de l’aspiration lors d’un retour à grande vitesse vers Alès. Je passe l’essentiel du temps dans les roues, avant que dans un concours de circonstances je me retrouve en 2e position… mais incapable de suivre la roue de celui de devant et poussé au cul par celui de derrière !

Les années passent, les enfants grandissent et je continue ma cure d'amaigrissement à force de pédaler de plus en plus régulièrement et de plus en plus longtemps. Participation à une 1ere cyclo en septembre 2007, la Midi-Libre Cyclaigoual autour du Vigan, me voilà lancé dans le « grand bain » ! 

L'été 2008 est cependant une petite éclipse dans cette ascension vers le nirvana cycliste. Ma chère et tendre n'étant pas adepte du 2 roues, je la convainc, non sans quelques doutes, à partir pour une randonnée d'une semaine sur les traces de Stevenson entre Langogne et Florac. Le sac est lourd mais le moral est au plus haut. Les paysages sont somptueux (Ah le mont Lozère au coucher du soleil !) et l'expérience est concluante malgré le poids du sac, l'inconfort de la tente, les repas à base de bouillon et de bolinos et l'arrêt inopiné dans un champ prêté par un paysan pour le bivouac.

Entretemps, Benjamin a lui aussi repris l’entrainement de façon régulière. Il s’est fait des nouveaux amis cyclistes, dont un géant normand aussi puissant que peu bavard et un petit italien tout sec, excellent grimpeur quand son groupe campa ne lui joue pas des tours… "ma che mierda cuesta machina !"

En cette année 2008, Benjamin a décidé de se lancer un double défi : se marier et créer un club cycliste la même année... l'inconscient qu’il est ! Tout le monde sait pourtant que le vélo n’est pas franchement compatible avec la vie de couple : entre le temps pris par l’entrainement, la fatigue accumulée et la compression longue durée des parties utiles à l’épanouissement de sa concubine, c’est un sacré défi ! Le moins que l’on puisse dire est que s’il met du temps à se jeter à l’eau, quand il est décidé le Président se lance à corps perdu dans ses entreprises ! 


Mais ceci est une autre histoire qui vous sera contée dans l’épisode 2… 




jeudi 31 juillet 2014

Mon Etape du Tour 2014 # 6 - Pau - Hautacam J + 1 - I did it ! Put... quelle galère...

Et bien je suis de retour en ce lendemain d'Etape du Tour.
Ce message est donc synonyme du "happy end" pour mon histoire. Et oui je fais partie des "finisher" comme ils disent.....

Petit résumé de cette "sacrée" journée :

6h15 réveil après oh surprise, une nuit correcte. Le vélo a été révisé par mes soins, les affaires étaient toutes prêtes la veille ainsi que le sac de rechange qui ira dans ma voiture suiveuse. J'ai en effet la chance comme d'autres GCPiens que nos épouses ou compagnes fassent partie du périple et viennent nous supporter, une jour de plus..., à différents endroits sur le circuit.
Après un coup d'oeil par les fenêtres, je m'équipe donc en cuissard court, sous maillot, maillot manches courtes, manchettes, coupe-vent. Sous ma selle j'attache un K-Way, simple précaution ou prédiction.... Le ciel Palois affiche quelques nuages mais il n'a pas plu de la nuit et le temps semble "tenir".
Direction le petit déjeuner que j'ai du mal à avaler. Un petit café noir, une ou deux tranches de brioches quelques céréales mais, l'appétit n'est pas là. Je décide donc de bourrer mes poches de barres de céréales et de pâtes de fruit. Je ne suis en effet pas très partisan pour tester ces barres, gels ou autres boissons proposés lors des épreuves afin d'éviter tout problème gastrique et pollution olfactive !
6h45 David est là pour que nous prenions à vélo la direction du centre ville et de la place Verdun. Des vélos, des vélos, encore des vélos dans les rues au petit matin, un vrai défilé post 14 juillet.
6h58 nous sommes en place dans le sas n°6, la place Verdun se remplit doucement surtout dans sa 2ieme moitié et le décompte s'égraine pour le départ des premiers concurrents à 7h.
Le notre est prévu 48 minutes plus tard. Le sas est l'occasion de faire connaissance avec d'autre passionnés qui eux aussi sont en quête d'informations surtout dés qu'ils découvrent que nous sommes des régionaux de l'étape : "le météo ça va le faire ?", "Elle sont comment les premières côtes...?".
7h48 à la seconde prêt le départ est donné pour nous : les premiers coups de pédales se font entre soulagement, trouver son rythme de croisière, rester vigilant sur les premiers pièges de la chaussée...et le plaisir d'y être entourés d'autres cyclos.
Sans faire le récit de tout le parcours, "Mon EDT" peut se résumer en 2 parties qui collent exactement à chaque moitié du parcours :
  • Les 75 premiers kilomètres se font plutôt dans la joie, avec un bon coup de pédale, on profite avec David du public, de l'ambiance, des rayons de soleil, des décorations faites dans les villages, du "coucou" des connaissances présentes sur le bord de la route et des cyclos locaux qui nous reconnaissent. Les 5 côtes du départ (pour 2 seulement référencées) se passent "tranquille" sans encombre et lors de l'arrivée à Bagnères nous faisons un première pause pour remplir les bidons. Nous réalisons que notre moyenne est plus élevée que prévu. Attention au retour de boomerang...
  • A partir de Campan et l'attaque de la seconde moitié du circuit, tout change : la pluie est de la partie et semble surtout vouloir se maintenir, le ciel est noir en direction de St Marie, nous sommes desuite trempés, le dénivelé se relève petit à petit et les moments de doutes vont commencer à faire leur apparition notamment à la vue des premiers concurrents qui rebroussent chemin.
La montée du Tourmalet se fait donc sous la pluie, dans la grisaille, la température est correcte pour monter mais on pense aussi et déjà à la descente, quid, qu'est ce qui l'en est de l'autre côté ????
La montée du Tourmalet est montée "au train" sur le 39x28 pour les 5 premiers Km, puis le 30x24 et le 30x28 avant la Mongie et jusqu'au sommet. Au sommet justement, la pluie est toujours présente, les ambulances aussi ce qui n'a pas tendance à nous réconforter.
2ieme halte pour refaire les niveaux et surtout se couvrir. J'enfile mon coupe-vent et mon K-Way je me dis que j'ai bien fait....malheureusement !
Nous attaquons enfin, c'est un bien grand mot, nous nous lançons (mais pas très vite..) dans la descente les mains sur les freins à les activer par à coups afin de limiter notre vitesse et de maitriser de notre monture. Pluie battante, route gorgée d'eau, par endroits des petits ruisseaux viennent traverser la chaussée et surtout, nous sommes bien en deçà des 10° et très loin des températures du départ à Pau.
Cette descente fera partie des moments les plus durs de cette épreuve, maitriser sa machine, maitriser les crampes, lutter contre le froid, garder l'oeil sur la route et les concurrents qu'on double ou qui nous doublent. A ce sujet amis d'outre manche, chez nous on double par la gauche et non pas par la droite... 
Cette descente sera presque aussi usante que la montée.
Arrivés "sains et saufs" à Luz mais transis de froid nous décidons de faire une pause pour tenter de se "réchauffer". Une fois ma cale défaite et le pied à terre, je mets pas loin de 5 minutes avant d'arriver à bouger quoique ce soit. Lever la jambe pour passer par dessus le cadre me parait irréalisable.
Autour de nous, tout le monde est dans le même état. Certains demandent une couverture de survie, d'autres un endroit à l’abri pour se réchauffer, d'autres encore immobiles comme nous sont pris de tremblements parkinsoniens incontrôlables... Mais qu'est ce qu'on fou là, quel sport de c.. le vélo.
Rapidement le moral revient après quelques mouvement de bras pour réchauffer et surtou, parce que les jambes et le cerveau nous demandent on se sait pas pourquoi, ni comment, de repartir ???
Direction les gorges de Luz ou les premières douleurs se font sentir : jambes dures, bras encore crispés de la descente, crampes qui viennent titiller nos mollets ou cuisses lorsqu'il faut envoyer le 52.
Mais un élément va nous réconforter et je peux vous dire qu'à ce moment là ça compte, la sortie des gorges et la plaine d'Argeles sont sous le soleil, oui le soleil !
Descente des gorges à bon rythme, replat de la plaine aussi sur un bon train mais petits bémols en tête : on roule à 39/40 et pas de peloton pour se mettre à l’abri, on est en train de se griser à nouveau et surtout, d'y laisser des plumes....
Le pied d'Hautacam est là, dernière pause de prévue pour refaire le plein d'eau, ranger le Kway. Ce ravito est digne d'une montée de l'Alpe d'Huez, les supporters veulent nous voir de près, retrouver leurs héros du jour. On a du mal à atteindre les tables et ses victuailles.
Le premier Km à partir de ce ravitaillement fait oublier (pour pas très longtemps...) les 13 km suivants. On doit se frayer un passage au milieu de public, nous ne pouvons même pas passer à 2 de front. C'est super, on s'enflamme et on oublie le mal aux jambes.
Juste à l'entrée du village d'Ayros Arbouix, c'est aussi l'occasion de revoir d'autres "têtes connues" au bord de la route et de croiser nous compagnes. Un dernier coup de boost pour attaquer "Monsieur" Hautacam.
La première moitié se passe correctement pour moi, David est à une dizaine de mètres devant. Je monte comme mon corps (ou cerveau, qui dirige qui ?) me le "conseille" et comme il le peut surtout. Pas de crampe, pas de situation de crise ou de panique, ça roule (certes pas vite).
On arrive au lieu dit St André. Je sais que là débute la partie dure et c'est là que je réalise qu'au pied du col et ravitaillement dans l'euphorie, je n'ai pas rempli mes bidons....quel c....!
Un rapide coup d'oeil vers mon cadre, il me reste un fond dans chaque bidon....moment de panique...analyse "rapide" de la situation : 5km à faire, 2 fond d'eau, il pleut, ça va le faire....ou pas ????
C'est au même moment que je tape vraiment dans mes réserves. Mon corps pédale "automatiquement", mécaniquement, je n'ai plus vraiment le contrôle ou une quelconque gestion de mon effort.
Accélérer ! La bonne blague, pour quoi faire et surtout comment faire ????
A ce moment là, je pense que je pédale plus avec ma tête et au moral, qu'avec la force qu'il me reste dans le cannes.
Cette partie dure d'Hautacam jusqu'aux 2 derniers Km sera longue, très longue, très très longue (je pense même qu'elle fait plus de 2 km....) et sera le moment de se poser mille questions : je mets pied à terre, je résiste, non il y a un léger "replat" dans 50 mètres, voyons ce que ça donne dans 10 mètres, après le virage c'est mieux etc...
J'arrive à me trainer et à avancer petit à petit, bercé par le bruit des "veinards" qui nous croisent et qui redescendent, les bruits des pédaliers de ceux me doublent et à ce moment là, il y en a beaucoup, pour arriver à mon lieu et point critique.
Lors de ma précédente (et unique) montée d'Hautacam, le virage présent au niveau de l'auberge de l'Arrioutou et jusqu'à la barrière canadienne est synonyme du dernier "coup de cul" et du dernier gros passage dur à franchir.
Je garde surtout un mauvais souvenir de cette portion. C'est 100, voire 150 mètres au total mais, ils m'ont marqués. Je sais qu'après, il reste 2 bornes plus faciles.
A ma grande surprise, ce passage se passe mieux, enfin, je le passe sans plus souffrir et toujours aussi automatiquement que les 2 précédents km.
Allez, il ne reste plus que 2 km, je me dis que je vais en profiter, savourer ce moment, regarder le public présent malgré la pluie, me préparer à franchir la ligne avec une gros "YES" de "victoire.
Et bien que nenni, même pas ! Ces 2 derniers Km seront faits au rupteur, à scruter le moindre détail et point de réconfort (tout est bon à prendre), tous les panneaux indiquant l'arrivée prochaine et à chercher ce dernier Km et surtout apercevoir l'arche d'arrivée.
Ca y est, la ligne passée, je cherche David qui est arrivé un 10aine de minute avant moi.
Le froid, l'humidité, la faim, la soif et la fatigue nous limitent à une poignée de main de félicitation et de soulagement.
La satisfaction est là mais pas de signe d’extériorisation manifeste, pas la force...et en plus il faut redescendre et pire encore, sous la pluie....

En résumé et pour conclure :
L'étape, du moins cette étape, est faisable pour un cycliste qui n'est pas fan ni à l'aise en montagne et qui n'a pas de prédisposition physique/sportive particulière.
En revanche, une préparation et des sacrifices pour trouver le temps pour s'entrainer sont INDISPENSABLES.
L'effet de groupe est aussi primordial. Tant durant cette phase et ces longues semaines de préparation lorsqu'il faut prendre le vélo alors qu'on préfèrerait rester sous la couette que, le Jour J, lorsqu'on trouve du réconfort auprès de compagnons de route et de "galère".
C'est un beau défi à relever mais qui use, physiquement ET moralement.
Aussi étrange que cela puisse paraître et malgré les difficultés géographiques et climatiques, je n'ai jamais voire pas du tout penser à l'abandon.
Je pense par ailleurs, qu'une des clés de la réussite du moins pour une première participation est, de ne pas se fixer d'objectif de place, de temps hormis celui de terminer.
En revanche il faut prévoir que les conditions météo peuvent vraiment durcir l'épreuve. Je le confirme et je ne pense pas être le seul !

Enfin, une pensée, des félicitations et des remerciements pour :
  • Les nombreux bénévoles mobilisés aux villages, au départ, à l'arrivée, aux ravitaillements. Un petit mot, un sourire, un verre d'eau tendu, ça fait vraiment du bien.
  • Aux organisateurs : certes j'avoue et je pense que cette "Etape" est devenu un vrai business et boite à fric pour les organisateurs. Mais bon, le service, de ce que j'en ai vu est là, rien à redire. Logistique, sécurité, secours, nombre de bénévoles, motards, tout est prévu et bien rôdé. Juste quelques "remarques" à faire sur les ravitaillements parfois uniquement liquides. J'avoue qu'au sommet du Tourmalet j'aurais bien apprécié pouvoir manger un bout de pain d'épice et que je ne me voyais pas m'arrêter et couper mon effort au ravitaillement précédent "complet" qui était proposé à La Mongie. Mais bon sur l'ensemble c'est vraiment une belle entreprise.
  • Aux licenciés du GCP : c'est une belle aventure collective qui se vie, se prépare, se comprend aussi et se partage à plusieurs. Ceci même si le hasard des dossards, les performances et les capacités individuelles font que nous étions éparpillés aux 4 coins des sas et aux 4 coins du classement. Le vélo un sport individuel qui se pratique en équipe. Ça se confirme.
  • Aux performances du GCP : un top 100 (57 pour être précis),  un top 200, un top 500, Un top 600 plus tous les autres.... Quand je dis que le niveau monte d'année en année. 2015 le top 20, 2016 on joue la gagne ! Les Herberteau, Pouly, Loustaunou et autres Dumont, vous pouvez trembler.....
  • A la famille et aux proches : durant la phase de préparation le vélo prend une part non négligeable pour ne pas dire primordiale. Tout le monde prépare et vie pour l'étape. C'est une victoire d'équipe !
  • Aux partenaires du GCP qui font que l'on se retrouve sous les mêmes couleurs et qui permettent au club d'exister.
  • A tous les concurrents et compagnons de galère de cette étape. C'est vraiment quelque chose que de voir ce tsunami de cycliste et de mecs épilés débarquer dans la ville.

Bon pour conclure pour de bon cette fois et histoire de faire "enrager" nos chères et tendres épouses une dernière fois, allez, on se donne rendez-vous l'année prochaine ??!!

La suite........

Rappels des épisodes précédents :
  • Episode 1 : J- 5 : ici
  • Episode 2 : J- 4 : ici
  • Episode 3 : J- 3 : ici 
  • Episode 4 : J- 2 : ici
  • Episode 5 : J- 1 : ici
  • Pour les curieux : mon strava

samedi 26 juillet 2014

Mon Etape du Tour 2014 # 5 - Pau - Hautacam J - 1

Bon ça y est, J - 1 !
Demain grand départ depuis la place de Verdun de Pau.
Originellement utilisée par les bergers Pyrénéens afin de faire reposer et de regrouper les troupeaux qui allaient prendre la direction des Landes voisines durant la période hivernale, demain c'est un autre type de "troupeau" qui va prendre leur place...
Comme nos amis à 4 pattes, nous serons nous aussi tous "marqués", non pas avec un pin's à l'oreille et de la bombe bleu ou rouge sur l'arrière train mais, avec une puce et un numéro dans le dos. L'histoire se répèterait-elle...???

Pour ce qui est de la pression en cette veille d'Etape....je ne sais pas comment la décrire mais, ce qui est sûr est qu'elle est là.

La grosse inconnue reste cette satanée météo.....Il devait pleuvoir ce samedi...pas une goutte encore, un plafond gris, des températures élevées... si ça pouvait tenir comme ça demain.

Pour finir la présentation de ma préparation, j'ai aussi oublié de préciser que lors du pont de l'Ascension  avec le club du GCP, nous sommes partis en stage. 4 journées de vélo au départ de Pau en direction des cols Basques. Là aussi ça été l'occasion de "taper dedans" et d'enchainer les difficultés toujours dans l'esprit de convivialité qui est cher au club.

Enfin, pour demain et pour les techniciens plus que pour les tacticiens, je serai équipé de mon triple plateau (et oui fini le 53x39...) composé d'un 30x39x52 et d'une cassette 10 vitesses 11x28. En temps normal on se dit "avec ça on passe partout". Espérons que ce proverbe se confirme et que je ramène les 7 clefs au fort Boyard d'Hautacam !

Pour conclure, je souhaite beaucoup de courage à tous les GCPiens qui seront au départ et plus globalement à tous ceux qui vont se lancer dans cette aventure.

Merde à tous.

En espérant vous faire un petit message ce dimanche ou lundi ce qui sera synonyme de "victoire"...

A suivre ?

Lest' go !

Rappels des épisodes précédents :

Mon Etape du Tour 2014 # 4 - Pau - Hautacam J - 2

Suite de mes "aventures".

Nous sommes à J-2. La tension est de plus en plus palpable.....
Entre l'appréhension de la distance, de la difficulté de l'épreuve, du nombre de concurrents sur ces routes parfois étroites, de cette "première fois" et, dernier critère encore moins gérable, notre chère Miss Météo........ Orages et pluie sont prévus pour ce dimanche....il manquait plus que ça !

Ce vendredi soir, direction le village départ de l'Etape qui vient d'ouvrir ses portes pour retirer le dossard et prendre la température avant le "grand saut" !
Côté température on est gâté justement, toujours plus de 30°. Le  problème est que l'on risque de prendre un sacré choc thermique dimanche notamment en haut du Tourmalet, moins de 10° d'annoncés.
Côté dossard, le 6876 ni trop devant, ni trop derrière... David mon compagnon de club et d'entrainement au profil et gabarit similaire au mien, sera aussi du même SAS. De quoi trouver du réconfort durant les moments difficiles.

Du monde c'est le premier constat, beaucoup de monde, c'est vraiment un grand cirque qui s'installe et je pense que tous les commerçants doivent en sentir les retombées.
Des gens de partout en France, de nombreux pays, mais aussi tous types de profils, des très affûtés au plus enrobés. Il faut de tout pour faire une belle épreuve. ! Désolé mais on se rassure comme on peut...
Le village est aussi l'occasion de retrouver d'autres GCPiens au village et donc de se dire et de réaliser que, ça y est, on y est...y'a plus qu'à.

Pour en revenir à ma préparation, les mois de mai et juin sont synonymes de montée en "puissance". L'objectif : se faire mal lors des sorties d'entraînement. Pas de délire "SM" de prévu mais simplement arriver à enchainer les montées, et surtout 2 cols d'affilés.
Pour cela l'apprentissage se fera progressivement. Un col "référence" (le Soulor par exemple) , puis un col plus dur, puis 2 cols avec un dosage progressif (Le Pourtalet très long mais au % moyen peu important) enchaîné avec une partie de Marie-Blanque jusqu'au Bénou, puis le Soulor par ses 2 versants (Ferrière et Arrens en Lavedan) pour arriver à mon "top", ceci 15 jours avant l'étape.

Programme de cette sortie : arriver à enchaîner l'Aubisque, basculer vers le Soulor, le descendre par Ferrière pour le remonter par ce même côté et rebasculer sur l'Aubisque. Une centaine de km au programme mais un bon dénivelé positif.
Bilan de la journée, les derniers kilomètres pour rebasculer entre le Soulor et l'Aubisque font mal et, le moral y fait beaucoup, même la tête pédale....

Enfin et pour continuer la présentation du parcours de dimanche, je garde mon zoom sur ce début d'étape et cet "avant" Bagnères de Bigorre.
En effet, après la première côte "officielle" de Bénéjacq, nous descendrons vers Pontacq afin d'attaquer la côte qui va nous mener jusqu'à Ossun. Là aussi, pas de trace de cette montée sur le roadbook mais, elle va compter au final.
Ensuite, nous traverserons la plaine entre Tarbes et Lourdes en direction de la côte de Loucrup, 2ième ascension officielle. Une vraie belle bosse avec un bel enrobé mais un pourcentage régulier autour des 8% sur 2 km.
Nous n'aurons alors pas encore attaqué les gros morceaux du programme mais les organismes, enfin le mien, seront déjà bien sollicités.

Demain nous serons à J-1, essayons de profiter de cette avant dernière nuit avant le le Jour J, allez pour fêter ça, une petite bière !

Rappels des épisodes précédents :

Mon Etape du Tour 2014 # 3 - Pau - Hautacam J - 3

Suite de ce flash back sur cette préparation :

Mon moi d'Avril se terminera avec un peu plus de 600km de réalisés.
Pas de montée de col mais, toujours des sorties de 100km le week-end et ma première course Ufolep de la saison, le Tour du Madiran.
Hormis son célèbre vin, cette région est aussi réputée pour ses nombreuses bosses et ses routes exigeantes. Je prends donc le départ de cette course disputée en 2 étapes sur une journée afin de faire un peu de rythme et surtout de me faire mal dans les bosses.
Le bilan est atteint par rapport à ces objectifs personnels, positif également au niveau de l'équipe avec des victoires et des maillots de remportés mais, le constat fait que je me retrouve à ma place dans les classements à savoir......bien derrière.

Pour faire un aparté sur ma préparation, ce jeudi soir 17 juillet je viens de réaliser ma dernière sortie d'entrainement avant l'Etape.
Au programme de la soirée 50 km, 25 de moyenne, 37° au thermomètre et une piqure de rappel avec les 2 premières bosses de l'étape.
A ce sujet, attention quand je dis les 2 premières côtes de l'étape ! En effet, elles ne sont pas répertoriées sur le parcours....surprise.....!!!

Et oui, petit  info pour tous ceux qui seront au départ dimanche, jusqu'à Bagnères de Bigorre 2 côtés sont officiellement "déclarées" mais nous aurons bien 5 ascensions à franchir.
Dans les faits et à peine au bout de 20 km après le départ, 2 ascensions seront à franchir :
La première pour monter sur le coteau de Gan vers Bosdarros, se fait pas palier pour finir avec un bon "raidar" à plus de 10%.
A peine la descente réalisée, une seconde côte permet de prendre la direction de Pardies Piétat. Il faut compter 2km de montée et une ascension plus régulière que la précédente.
Nous prendrons ensuite la direction de Nay et de Bénéjacq. Une dizaine de Km de plat nous attendent avant d'attaquer la "vraie" première bosse de répertoriée.
Elle dure 2 bons Km avec une moyenne autour des 8% et des passages à 10%. Une bonne mise en jambe...

En synthèse, on sera vite dans le bain et ce début d'étape est très très piégeux.
Il faudra le gérer à son rythme. Enfin je dis ça pour moi et pour tous ceux pour qui les mots "grimper" et "côte" font mal aux jambes....

La suite de cette préparation et des infos sur le circuit voire mes braquets de prévus, au prochain épisode !

Pour rappel : mon strava !

Mon Etape du Tour 2014 # 2 - Pau - Hautacam J - 4

Suite du premier épisode :

La préparation hivernale a donc pour but de se faire sans coupure avec pour objectif d'essayer de ne pas arrêter de rouler pendant plus de 15 jours.
Ah oui je n'ai pas précisé lors de ma rapide et précédente présentation mais :
  • En ces temps de crise, j'ai la chance d'avoir un travail et donc, peu de  temps en semaine pour rouler. Avec des collègues de club/travail, on profite toutefois selon nos disponibilités, de la pause du déjeuner pour faire 40km en 1h20 environ.
  • J'ai une vie de famille avec femme, enfants et donc certaines "contraintes" familiales pour qui la préparation à l'Etape sera aussi, une contrainte.....
  • Et oui vous l"aurez deviné mais je ne peux pas rouler 5 fois par semaines, personne ne me masse le soir, je n'ai pas de diététicien et, je n'ai pas de vélo à 5000€. Je ne me retrouve donc pas trop dans le profil du "petit cycliste modèle" comme on a tendance à nous le décrire dans ces "chers" magazines et revues cyclistes.

Pour en revenir à l'entrainement de la fin d'année 2013, au programme : les sorties club dominicales d'environ 80 km vallonnés autour de Pau en novembre et décembre. Un peu de ski de piste aussi pour varier les plaisirs et profiter de nos montagnes.

Détails de cette préparation qui s'intensifie en 2014 :
  • Janvier 2014 : les bonnes résolutions ? Limiter la casse à l'étape. Pour ça il faut continuer à rouler. Juillet est toujours dans les esprits du moins, dans le mien ! Des petites sorties entre midi et 2 de 40km viennent se greffer en semaine (suivant le temps et la météo), et une première sortie de plus de 100 km est faite durant ce mois. Il faut aussi y ajouter un peu de Home Trainer et oui, l'hiver est la. Au final, 450 km à la fin du mois.
  • Février 2014 : on continue sur la même lancée avec la première "cylco" de la saison, les Boucles de Plaimont. Le petit circuit est au programme pour moi, ça suffira. 85km bien vallonnés au programme, je serai lâché au train dans un faux plat, 71ieme à 9 minutes des premiers. J'ai connu pire ! 480 Km durant le mois mais bon, il y a moins de jours...
  • Mars 2014 : Un premier col est envisagé durant le mois pourquoi ? Une partie de nos licenciés prendra le départ du triathlon la Pyrénéa avec son arrivée en vélo dans l'Aubisque à Gourette.Marie Blanque est et sera le "grand" classique et un bon compromis pour une première ascension. Un début dur puis des pourcentages plus faibles, un replat au plateau du Bénou et un dernier "coup de cul" pour finir. 700 km durant ce mois, le kilométrage monte!

La suite  de cette préparation au prochain épisode.....à suivre !

Pour rappel : mon strava !


    Mon Etape du Tour 2014 # 1 - Pau - Hautacam J - 5

    Ça y est c'est ce dimanche 20 juillet que va se tenir l'Etape du Tour édition 2014 au départ de Pau en direction d'Hautacam.
    Le compte à rebours a débuté mais ceci pour moi, cela fait bien plus que 5 jours que tout a débuté, petit retour en arrière et rappel des faits.
    • Octobre 2013 : des rumeurs laissent à penser que le parcours du prochain Tour de France fera une halte à Pau et pourquoi pas, y associer la prochaine étape réservée aux amateurs.....rappels ici.
    • Début novembre 2013 : le parcours est connu, Pau sera bien une ville étape et les amateurs seront bel et bien présents dans les Pyrénées, rappels ici.
    • 11 Novembre 2013 : les inscriptions seront ouvertes demain. J'y vais, j'y vais pas, que faire ? Pourquoi tant de questions ? Pour comprendre, petite présentation du personnage :
      • Prénom : Benjamin, "Ben" pour les intimes.
      • 1m75 pour 75 kg, plus le profil du Cav mais sans la puissance ni le palmarès.
      • Spécialité (c'est un grand mot..) : le plat, mais plat plat....
      • Terrain redouté : tout ce qui monte à plus de 3% et qui dure plus d'1 Km. Ça en fait des choses....
      • Age : 40 ans enfin un point positif et faut essayer de fêter ça dignement....
      • Club : licencié du GCP depuis 2008. Autre gros point positif car d'autres compagnons se (re)lancent dans l'aventure et on va pouvoir ainsi partager la préparation et se motiver les uns les autres. Sauf que eux.......pour la grande majorité, ils grimpent....
      • Pratique du vélo : de plus en plus régulière depuis 2008 (3000 km en 2008, 6000 km en 2013) ceci après une coupure d'une dizaine d'années et en ayant fréquenté préalablement et principalement les pelotons FSGT (plus rarement FFC) dans les rangs des cadets, junior et un peu les séniors. Bref un petit passé de cycliste, un petit coursier plus a l'aise à la buvette après l'arrivée...On ne peut pas être bon partout !
      • Fréquence des sorties : jusqu'alors, une par semaine l'hiver, 2 avec les beaux jours et les horaires d'été. Va falloir surement augmenter tout ça d'ici Juillet non ? Vous le saurez plus tard...
      • Parcours : bon l'étape se fait "à domicile" au départ de Pau, sur nos routes d’entrainement, dur de refuser même si le Tourmalet et Hautacam sont loin d'être les montées les plus "faciles" du coin.
    • 12 Novembre : allez go sur le clavier du PC dès 9h du matin, tout le monde est motivé au GCP on y va, on s'inscrit on verra bien en juillet c'est loin encore. Et puis, il faut bien faire s'engraisser un petit peu ASO pour qu'ils puissent payer quelques primes à Chris, Alberto, Marcel, André et les autres... Midi, zut pas assez rapide avec mon "mulot", je ne fais pas partie des 4000 premiers qui ne payeront "que" 75€. Allez, pour une fois on va taper dans la tirelire et on fera durer les pneus un mois de plus et on mangera des pâtes ça tombe bien....
    • Hiver 2013/2014 : le 20 juillet 2014 est déjà dans la tête, pas de coupure de prévue cet hiver, on va enchainer les sorties et les kilomètres histoire de souffrir le moins possible le jour J.
    Dans les prochains épisodes, vous sera présenté un rapide résumé de ma préparation "spécifique" pour "Mon" Etape du Tour en espérant surtout, que le dénouement sera heureux au soir de ce dimanche 20 Juillet.

    La suite au prochain épisode.....à suivre donc !

    Pour les pressés et les plus curieux : mon strava !

    samedi 19 juillet 2014

    Etape du Tour Pau - hautacam - 20/07/2014

    Ca y est, les dossards sont communiqués !
    Certains GCPiens vont pouvoir fréquenter l'élite et les premiers sas alors que d'autres, auront le temps de remonter tranquillement le peloton.....

    Ci-dessous les dossards de nos 18 licenciés présents au départ :

    BERGAMO  Sandro : Dossard 10069
    BOURDA Olivier : Dossard 2525
    CABANNE David : Dossard 6877
    CANTON Bruno : Dossard 11049
    CAPDEBOSCQ Raymond : Dossard 255
    DELATOUR Guillaume : Dossard 599
    DODOGARAY Jean-Luc : Dossard 2407
    GILLES Cédric : Dossard 172
    JUCHTZER Hervé : Dossard 1235
    JUNQUA Cédric : Dossard 3671
    KANE Moussa : Dossard 2325
    LACAZE Benjamin :  Dossard 6876
    LACOURREGE Eric : Dossard  3566
    LATTE Olivier : Dossard 1130
    LEDENT Jérôme : Dossard 8833
    LORY Pascal : Dossard 3272
    MINVIELLE Frédéric :  Dossard 10647
    PAULY Gilles : Dossard 2144 





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