samedi 13 juin 2009

La Pyrénéenne 2009 - Les 2 Vallées (100km - 1900m) par Olivier L


Longtemps indécis, Je me décide finalement Vendredi à particper à la pyrénéenne; dès la sortie du boulot, je me rends donc à Argelès pour l'inscription: bonne surprise, en plus d'un panaché et d'un powerade j'ai droit à un maillot offert, plutôt joli d'ailleurs.


Le Lendemain, rendez-vous donc sur la ligne de départ à 9 heures, pas un nuage à l'horizon et déjà 28°C. Les plus courageux sont partis eux à 7h30 sur le grand parcours de 170 km avec au programme Aspin, Hourquette d'Ancizan et Tourmalet. Pour moi, ce sera 100 km avec l'ascension du Tourmalet par Bagnères.


Le départ est donné à 9 h pétantes, direction Lourdes, dès les premiers km, comme d'habitude sur ce genre d'épreuve, ça part vite, mon compteur affiche 45-48 km/h. Jusqu'à La côte de Loucrup je reste plutôt en fin de peloton et je ne tente rien pour remonter, certains n'hésitent pas à rouler à gauche malgrès les voitures qui arrivent en face ... l'un d'entre eux en fera d'ailleurs les frais puisqu'en revenant sur la droite il va heurter le terre plein du milieu ... course finie pour lui !


Dans la côte de Loucrup je monte à mon rythme sans trop forcer, je double pas mal de monde et bascule au sommet avec un petit groupe, le gros du peloton est un peu plus loin devant. Malheureusement dans mon groupe ça ne roule pas du tout, je décide donc d'emboiter le pas à deux gars qui viennent de sortir, on va rouler ensemble en se relayant bien avant d'être rejoint par trois autre gars. Entre Bagnères et Sainte Marie, les visages vont se fermer petit à petit, plus un bruit, personne ne parle, cette partie toujours en faux plat est trés désagréable, vivement le Tourmalet qu'on entre enfin dans le vif du sujet.

Arrivé à Sainte Marie, je m'arrête pour re-remplir les bidons, pas question de manquer d'eau dans le Tourmalet. C'est enfin le moment que j'attendais : la montée du Tourmalet.

Les 4 premiers km sont faciles, on sera d'ailleurs ralentis par des troupeaux de vaches, et oui c'est aussi la transhumance aujourd'hui sur le Tourmalet. L'ascension ne commence vraiment qu'à partir de Gripp (il reste 13km), je passe le petit plateau et monte tranquillement sans trop forcer, je sais qu'il faut s'économiser jusqu'au virage du Garet car la partie la plus dure démarre là (10% sur 3 km jusqu'à la Mongie) ... malgrès cette prudence j'ai du mal à relancer, la chaleur est accablante (38°C au compteur) et les zones d'ombres assez rares. Devant moi, c'est le même constat, tout le monde souffre et derrière personne ne revient, les positions sont figées ... Arrivé à la Mongie, je bifurque à gauche pour reprendre de l'eau, je repars alors et me surprend à pouvoir accélérer, cette pause m'a fait du bien, dans les 4 derniers km, j'arrive même à redescendre quelques dents (euh non, en fait une seule ;-)).

Arrivé en haut du Tourmalet, je n'ai pas le moindre idée de mon classement, vu ma piètre performance dans la montée (1h39' pour les 17km) je pense être loin, trés loin des premiers ... et c'est le cas. Mais je suis tout de même content d'avoir enfin pu remonter le Tourmalet. La descente est un long moment de solitude, je vois passer des "avions" sur ma gauche ... un gars "garé" sur le bord me fait de grands signes, il a du comprendre que j'étais sa seule chance vu l'allure à laquelle vont les autres ;-). Je m'arrête donc pour l'aider, il vient de crever pour la deuxième fois et n'a plus de chambre à air, je lui donne donc la mienne et repars en espérant ne pas crever à mon tour (mais avec des pneus Vittoria, je ne crains pas grand chose ;-)) !

La suite du parcours, je la ferais seul jusqu'à Villelongue en me faisant plaisir à bonne allure, là un groupe me rattrapera, on finira ensemble.

Au final une bien belle épreuve, seul bémol le manque de ravitos en eau dans le Tourmalet ....

Maintenant direction la Hubert arbes pour un parcours quasi identique.


les résultats de la 2 vallées:

1. DEPIERREFIXE Florent en 3h22'
...
90. LATTE Olivier en 4h18' (à 55'')
...
278. MONGE Pierre en en 8h41' (à 5h19')


vendredi 12 juin 2009

Premier article de Presse

Notre premier article de presse est paru dans les journaux locaux de "L'Eclair" et "La République des Pyrénées"



Un Guidon de Plus
Lancé à Pau en Novembre 2007, le Guidon Cyclosportif Pyrénéen (GCP) s'apprête à vivre sa première saison estivale.
Affilié à l'UFOLEP, comptant pour l'heure onze licenciés, ce nouveau club, en plus de rouler pour le plaisr, compte participer à plusieurs cyclosportives et compétitions cette saison, dont la "Hubert Arbes" le 5 Juillet prochain. Le GCP compte aussi élargir sa palette en 2009, avec l'accueil de féminines sous ses couleurs.
Contact: Guidon Cyclosportif Pyrénéen 05 59 80 19 26 ou gcpyreneen@gmail.com Cotisation: 40 euros (licence Ufolep incluse)




La République des Pyrénées N°19636 du Vendredi 12 Juin 2009 (Pyrénées Presse
L'eclair N°19617 du Vendredi 12 Juin 2009 (Pyrénées Presse, Pays de l'Adour)

jeudi 11 juin 2009

Sortie d'entrainement du jeudi 11 juin (pour Bouba)

Jeudi soir, rendez-vous était pris à 18h15 avec Ben, Gwen et son père, Jean-Marc, Olivier et moi-même pour aller faire une sortie d'entraînement.
Rendus devant notre lieu de rendez-vous avec Ben, le BCBG, nous avons d'abord constaté l'absence des autres membres du club.
Après quelques minutes d'absence, nous avons retrouvé tout ce petit monde, en bas de chez nous. A peine partis, Jean-Marc et Olivier annonçaient qu'ils n'avaient pas d'eau et qu'il leur faudrait trouver une fontaine....
Direction Pardies-Piétat pour aller faire la côte des Pindats. Avant cette première difficulté, 2 nouveaux arrêts : moi pour remettre mon compteur en route (finalement c'était la pile du cardio qui était morte) et Jean-Marc et Olivier chez Pascal (autre membre du club) pour remplir leurs bidons !
Les premiers coups de cul des Pindats furent avalés à bon train, avec Olivier, Gwen et son père aux avants-postes, Ben et moi quelques dizaines de mètres plus loin, Jean-Marc fermant la marche. Dans la 2ème partie de la côte, Ben, Gwen, son père sont partis devant. Intercalé entre eux et Olivier et Jean-Marc, j'ai vu une fusée verte (et oui, y'a toujours des boulets qui ne mettent pas la tenue du club) me doubler pour les reprendre !
Arrivé au sommet avec Jean-Marc, direction la descente sur Rébénacq puis la côte de Bel Air montée au train jusqu'au haut de Gan (enfin chacun son train, hein !!).
Là, direction Lasseube, dans une descente parsemée de faux-plats montants assez casse-pattes, permettant à Ben, Gwen et son père de prendre un peu d'avance, Olivier et Jean-Marc effectuant une descente prudente derrière.
Entre Lasseube et Lacommande, Ben a alors commencé à "envoyer", joyeusement relayé par Gwen, son père (qui affiche quelques 7000 kilomètres sur la balance) et moi. A ceci près, qu'après mon relais, j'ai explosé à quelques dizaines de mètres du panneau de Lacommande.
De nouveau groupés, nous avons abordé la côte d'Artiguelouve, dernière difficulté de la soirée. Je ne saurais vous dire ce qu'il s'est passé devant, vu que j'étais alors bon dernier et proche des crampes.
A Artigulouve, retour par la rocade, Laroin, Jurançon, le pont d'Espagne et la côte de la foire expo qui fait très mal en fin de parcours !!
Arrivée à 21h30 après 75 km.

samedi 6 juin 2009

Les 10 ans du Géant du Tourmalet (le 6 Juin 2009)

Le samedi 6 Juin 2009, le Géant du Tourmalet fête ses 10 ans.

En famille, entre amis...chacun sa cadence chacun son objectif mais la même envie de partager un moment festif en relevant le défi de ce col mythique, entre ravitaillements gastronomiques et animations aux rythmes des bandas...

Fiche Technique
OrganisateurConseil Général 65 et le Centre Laurent Fignon
LieuCentre Laurent Fignon à Gerdes (65)
HoraireAccueil à partir de 8h30, départ 9:00
TarifEngagement gratuit, ravitaillement offert
Parcours30 km (3 étapes: Sainte Marie de Campan, Gripp et La Mongie)
Dénivelécol du Tourmalet
Infos ici
BonusRoulez avec Laurent Fignon! et ses invités

Rendez-vous chaque année, le 1er samedi de Juin pour la "Montée du Géant"

Le Géant du Tourmalet (surnommer "Octave" en souvenir de Lapize)

lundi 1 juin 2009

Les 50 ans de Notre-Dame des Cyclistes

Chaque lundi de Pentecôte, on fête Notre-Dame des cyclistes à la chapelle de La Bastide d'Armagnac.

Cette année, le lundi 1er juin 2009 marquera le cinquantième anniversaire de la chapelle.

Si le coeur vous dit de déposer le maillot du GCP!

Informations à http://www.notredamedescyclistes.net/


Chapelle Notre-Dame des Cyclistes (50/62/83 Kms)

A l'occasion des 50 ans de la Chapelle de Notre Dame des Cyclistes, une randonnée est organisée.

Le lundi 1er Juin 2009, rendez-vous à partir de 7h.

Fiche Technique
Organisateurl’Union Cycliste Saint-Justinoise et les Amis de Notre Dame des Cyclistes
Lieusur l’airial de la Chapelle de Notre Dame des Cyclistes (Route de Cazaubon) à Labastide d’Armagnac (40)
ParcoursRandonnée Route 50/62/83 Kms + Randonnée VTT : 40 Kms
Inscription3 € (1 boisson, 1 sandwich et ravitaillement compris)
Infosici

dimanche 31 mai 2009

Sortie à l'Aspin




Dimanche 31 mai :

Après avoir fêté les 40 ans de Pascal, l'objectif est d'éliminer les Ricard et le vin rouge sur le vélo.

Mission : relier Pardies-Piétat au sommet de l'Aspin puis, retrouver les femmes et enfants sur les bords du lac de Payolle pour un pique-nique.


Pascal et moi partons de Pardies-Piétat en direction de Nay pour retrouver Olivier et Jean-Marc.


Nous prenons alors la direction de St Pé, Lourdes pour l'hors d'oeuvre de la journée, la côte de Loucrup.

Au pied de la côte je m'adresse vers les grimpeurs pour leur dire : "on s'attend en haut".
Olivier me répond alors : "On va grimper ensembles".

Quelques dizaines de mètres plus loin, il placera une mine tel Riccardo Ricco dans la montée de l'Aspin en 2008...
Pascal tranquillement va augmenter l'allure pour le rattraper, venir à sa hauteur et le déposer dans le final. Au sommet, nous attendons Jean-Marc qui montre quelques signes de fatigue pour sa première grande sortie...

Nous nous retrouvons alors sur "mes" terres, la vieille route de Bagnères depuis Montgaillard pour rejoindre la route des cols. Jean-Marc nous propose de finir à son train et de stopper à Payolle car les jambes ne sont plus là.

Tel un bon "gregario", je continue le train et le travail de préparation pour les 2 grimpeurs de l'équipe...

Si durant le début de la sortie nous parlions facilement, à partir de Campan, plus grand monde ne prend la parole et le parcours se fait usant.

Sainte Marie de Campan : petit arrêt pour prendre de l'eau. A partir de La Séoube, les quelques coups de cul qui arrivent font mal aux jambes.

Plateau de Payolle : au pied de la carrière mon travail est terminé, je laisse les grimpeurs s'expliquer. Olivier se réveille au panneau indiquant les 5 derniers et vrais Kms de l'Aspin. Pascal, va faire du "social" et rester avec moi jusqu'au dernier Km.

La montée s'étant faite entre 8 et 10 Km/h pour moi, Pascal se fera un dernier Km à près de 20 Km/h.
Olivier arrive donc premier au sommet 9 minutes avant moi, Pascal second me mettra 3 minutes en un Km...

Petite photo au sommet prise par un Américain qui se fait la traversée des Pyrénées de Biarritz jusqu'à Cerbère...
Petite descente un peu sport avec Pascal. Olivier reperdra alors presque ses 9 minutes...

Et là surprise, on retrouve Jean-Marc à Payolle, plutôt frais...mais la roue et le pneu arrière explosés ! Il a su user de ses charmes pour finir l'étape dans le camping-car du club (non ça, ce n'est pas encore...) et rejoindre Payolle.

En conclusion, sortie plutôt usante et le plus dur est presque de Montgaillard jusqu'à Sainte-Marie de Campan. Avis aux candidats pour la Hubert Arbes, faudra se méfier de cette partie.

La Beaume-Drobie 2009 par Olivier B.


Salut à tous,

Me voila de retour (et reposé...) de la Beaume-Drobie, une cyclo
ardéchoise. Présentation : 90 km, 4 cols dont un de 14 km, en tout près de 40km d'ascension dont mon compteur m'annonce un pourcentage moyen de 4%. Bref de vraies montagnes russes, sans un bout de plat, ça vous fait pas envie, les grimpeurs ???

Après 1h30 de voiture, me voici à Valgorge (07), retrait du dossard sous un temps gris et frais. Là encore, chez les autres participants, festival de jambes épilées et huilées, de vélos carbone et de bandanas, même chez les plus de 50 ans. P
ar rapport à ma première cyclo il y a trois ans, j'ai l'impression qu'il y a de moins en moins de "touristes" comme moi. Néanmoins j'arbore quand même avec fierté mon nouveau maillot du GCP.

Petit échauffement ou j'essaie tant bien que mal de régler mon dérailleur avant qui fait des siennes depuis ma dernière sortie d'entraînement. Et c'est le moment du départ.

Le départ se fait dans un faux plat descendant sur 5km avant le 1er col. Suivant les conseils de mon président, je fais ce qu'il faut pour rester dans le gros du peloton, le tout à plus de 55 à l'heure. Impressionnant de rouler en peloton à cette allure. Premier col, le peloton éclate mais je me trouve en jambe et je monte à un bon rythme sur le 39*21 avec une pente aux alentours de 5-6% pendant 7-8 km. Au sommet je reprends un petit groupe de quinquas épilés et huilés. On fait la descente ensemble.
remarque, les routes sont étroites, le goudron pas lisse voire plein de trous et de graviers par endroit, pour tout dire les descentes sont dangereuses sur cette cyclo. J'ai une petite pensée pour Olive pour rester au contact du petit groupe avec qui je suis.

Au bas de la descente petite portion de plat (environ 1,5 km) où je reste dans les roues. Après un petit pont submersible, c'est reparti pour le 2e col et environ 5-6km de montée toujours dans les mêmes pourcentages, avec des petites pointes à 8-9. Là encore, je me sens en jambe, je n'ai aucun mal à être en tête de mon petit groupe de quinquas. On discute un peu cyclo, ils commentent mon maillot, se demandent ce que je fais ici en étant des Pyrénées... au passage l'un d'eux me glisse qu'il fait près de 6000 km par ans (no comment). Sommet passé en tête, descente encore plus dangereuse que la précédente: aux gravillons, trous et à l'étroitesse de la route il faut rajouter de l'herbe au milieu de la chaussée et 3 virages ultra serrés. (dans l'un d'eux, grosses traces de pneus qui vont jusqu'au muret de pierre... Heureusement l'organisation est impeccable, il y a des gens qui préviennent des difficultés dans les descentes. Du coup, je me retrouve décroché de mon petit groupe qui descend plus fort que moi.
Pas le temps de se reprendre que le 3e col pointe le bout du nez : c'est la principale difficulté de la journée avec 14 km de montée pour 700m de dénivelé. Je reprends un par un le groupe de quinquas et je fais une belle montée, toujours sur le 39 et toujours en jambe. A mi col je m'arrête au ravito (coca, abricot et pruneaux) et je repars derrière les quinquas que je double à nouveau. Les 3 derniers km sont plutôt un genre de faux plat, avec vent de face, je coupe mon effort et me laisse reprendre par un petit groupe qui est derrière et qui roule de concert. Sommet, paysage magnifique malgré le temps couvert. L'avantage c'est que la température est idéale. J'ose à peine imaginer faire le même parcours en plein cagnard.

Longue descente de près de 20km avec quelques petites remontée de temps en temps. Toujours le même type de route, j'ai du mal à rester au contact de mon petit groupe. Dans le bas, je m'arrête pour aider un gars qui a des crampes et lui donne de l'eau, puis arrêt au ravito, j'ai faim et plus rien à manger (ça va avoir son importance pour la suite) : pruneau, pain d'épice, abricot et le plein d'eau. Je repars tout seul, mais je me dis que je vais reprendre mes quinquas dans le prochain (et dernier) col... grosse erreur.

La sensation de faim ne m'a pas quitté au pied du col, et là c'est le gros coup de fringale, une première pour moi, et le début de mon chemin de croix. Pourtant ce col n'est pas difficile en soi, 6kms de montée, dont 3 de faux plat dans le haut et 350m de dénivelé. Pas grave, mes jambes sont passées aux abonnés absent, je mets tout à gauche, rien n'y fait, plus de jus. Je suis à 8 à l'heure dans une pente que je pourrais monter au moins deux fois plus vite, je me mets en danseuse, me rassoit, me redresse à nouveau sur les pédales, me re-rassoit... ce maudit compteur égraine lentement la distance... J'ai l'impression d'être un éléphant septuagénaire et asthmatique sur un vélo. Une voiture avec un gyrophare me double, tient la voiture balai ? non, c'est la voiture qui précède le premier de la course de 130km (2500m de déniv). Le type me double comme un avion. De nouveau une voiture derrière moi, un minibus de la sécurité civile... j'ai l'impression d'être un randonneur égaré dans le désert dont un vautour guette l'agonie. Il finit par me doubler... non ce n'était pas encore la voiture balai. Il y a même un papi de plus de 60 ans qui me rejoint, l'orgueil piqué au vif je prends sa roue... pendant 5m. Rien à faire, je ne peux plus avancer. Enfin le sommet, petit ravito où il ne reste que des morceaux de sucre et de l'eau, c'est déjà ça.

Dernière descente aussi dangereuse que les précédentes, encore plus du fait de mon état de fatigue. Je la fais donc très prudemment. Les gars du 130 me dépassent les uns après les autres. Ils descendent comme des dingues sur cette petite route étroite pleine de gravillons et de trous, bordée de murets de pierre et de troncs d'arbres... Enfin le bas, les 2 derniers km sont en faux plat montant histoire de bien m'en faire baver jusqu'au bout.

Je finis 121e sur 154 et antépénultième de ma catégorie d'âge à un moyenne quand même honorable de 23 km/h compte tenu du profil du parcours et de l'énorme coup de bambou que j'ai pris dans les 15 derniers km. Le tout pour 4h de selle. (Le premier finit à près de 32 de moyenne, on ne joue vraiment pas dans la même catégorie) Au delà des chiffres, je me suis senti très bien et j'ai vraiment apprécié la course jusqu'au 3/4 du parcours, après... A l'arrivée, petite toilette, gros repas (enfin !), petits cadeaux... une super organisation, une ambiance chaleureuse. Je retrouve le gars à qui j'avais fait passer les crampes sur la route, il me dit que j'étais le seul à m'être arrêté, trouve ç a formidable... je fais le modeste, tellement je trouve ça normal dans une cyclo amateur. C'est peut-être ça qui me gâche un peu le plaisir : l'impression que l'esprit de compétition qui imbibe notre société prime sur tout le reste y compris sur ce genre de "course" amateur.

Olivier

L'Equipe.fr Actu Cyclisme